« Et vous que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » (Mc 8,28)

 

A cette question du Seigneur, Saint Pierre a répondu avec sa fougue et sa générosité habituelle : « Tu es le Messie, le Fils de Dieu ». Jésus lui apprend alors l’origine mystérieuse de cette révélation qui vient du Père. La foi est premièrement un don de Dieu ! Or elle nous semble parfois paradoxale : une clarté obscure ou une certitude non évidente ; telle est la nuit de la foi. Cependant, cette foi est suffisante pour « plaire à Dieu », pour recevoir la force de la parole de Dieu : « Et pour la première fois, il leur enseigna qu’il fallait que lea Fils de l’Homme souffre beaucoup…., qu’il soit tué et que trois jours après, il ressuscite ». Et aux reproches de Simon-Pierre, continue l’évangéliste, Jésus lui répondra : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ». Pourtant, Pierre avait eu l’illumination de la foi théologale, la première bonne réponse.., mais, comme pour Pierre (et bien plus que pour Pierre !) mon sentiment, mon opinion ou ma conviction fait souvent fausse route.

 

Heureusement, grâce à Dieu, je ne suis pas seul, face au mystère de Dieu, face à l’Ecriture sainte… ma foi est celle de l’Eglise, depuis mon baptême : « - Que demandez-vous à l’Eglise de Dieu ? – la foi » ! Quelle joie d’être à la fois enfant de Dieu et membre de l’Eglise, d’être fondé sur le Roc : « Tu es Petrus » ; et de savoir que les puissances du mal ne pourront rien contre cette frêle barque de l’Eglise dans l’océan déchainé de ce monde. Aussi c’est l’universalité de toute l’Eglise catholique qui était dans la joie le 29 juin dernier pour les 60 ans de l’ordination presbytérale du pape Benoît XVI. Durant la messe, le pape imposa le pallium aux 40 archevêques nommés pendant l’année. Comme c’est la tradition, il remit cet ornement liturgique d’honneur et de juridiction constitué d’une face de laine blanche comportant 6 croix de soie noire.

 

Succédant à l’Année saint Paul et à l’Année du prêtre, Benoît XVI pourrait proclamer en 2012 une « Année de la foi ». L’initiative du pape coïnciderait avec les anniversaires du catéchisme de l’Église catholique et de l’ouverture du concile Vatican II, sans doute cette année serait-elle accompagnée d’une troisième encyclique du pape sur la foi.

 

Comment vivre notre foi ? comment préparer cette année à venir ?

 

Après les solennités de la Fête-Dieu et du Sacré-Cœur, le temps après la Pentecôte est appelé « ordinaire ». Selon des mots des sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, qu’est-ce que la sainteté, si ce n’est faire d’une manière extraordinaire, l’ordinaire de tous les jours ! En ce sens, la sainteté, doit nous-être ordinaire, quotidienne. Telle est l’humble réponse à la question de la foi et à l’interrogation de Jésus : « pour toi, qui suis-je ? »

 

Il me faut au travail, comme à la maison, en vacances ou en activité, en famille comme dans la société, vivre sans cesse en présence de Dieu.

 

Que lors de cet été, nos saints patrons et anges gardiens et Notre Dame, nous aident à vivre le quotidien, fidèle et humble « oui » à la grâce de Dieu que nous demandons chaque jour dans le Notre-Père.

Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 19:22
- Publié dans : BULLETIN, FORMATION

L’année 2012 sera riche car elle verra à la fois la fin du triduum voulu par notre Archevêque et le 50ème anniversaire de l’ouverture du deuxième Concile du Vatican (1962-2012). Tous les diocèses de France fêteront cet événement le jeudi 11 octobre ou le dimanche suivant , 14 octobre 2012 ( pour nous à Lyon le rassemblement « Ecclesia 2012 » centré sur les 8 Béatitudes de l’Evangile que nous devrions connaître par cœur…). Ce sera l’occasion pour nous tous de revenir à « la lettre » du Concile pour ne pas tomber dans son prétendu « esprit » et de relire ses textes dans la grande Tradition de l’Eglise, dans la grande cohérence de la foi de toujours.

 

      Pour se préparer à cette échéance, le Cardinal Barbarin nous a invités à approfondir trois thèmes sur trois années consécutives : « 2009-2010, année du corps », « 2010-2011, année de l’âme, « 2011-2012, année de l’esprit » afin que l’Eglise qui est à Lyon soit toujours davantage une servante du salut éternel des hommes contemporains. C’est ce programme que Saint Paul traçait à l’Eglise de Thessalonique : « Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers, et qu’il garde parfaits et sans reprohce votre esprit, votre âme et votre corps, pour la venue de Notre-Seigneur Jésus-Christ » (1 Th 5, 23). Il s’agit d’être toujours vigilants et prêts à ouvrir la porte dès que le Maître viendra pour juger les vivants et les morts. Il s’agit d’avoir annoncé à notre prochain que le Christ est l’unique Sauveur et qu’Il veut notre salut intégral : corps, esprit et âme.

 

      « L’année de l’âme » sera « naturellement » centrée sur la vie spirituelle : la prière, les vertus théologales, les sacrements (en particulier le sacrement de pénitence et de réconciliation), la vie intérieure, l’écoute, le s retraites spirituelles, le silence, la direction spirituelle, l’adoration, la « lectio divina », le chapelet (avec la figure de la vénérable Pauline Jaricot[1])… le tout au service de notre sanctification puisque c’est la volonté de Dieu à notre égard.

 

      Enfin, ne croyons pas que cette année sera une année « éthérée »… Comme le dit le Cardinal dans sa lettre pastorale (p 146) : « tout ve qui a été évoqué dans les deux premières années peut être repris et écouté sur le registre de la vie spirituelle. partager un repas, faire du sport, utiliser son argent, éduquer un enfant, exercer une profession, déposer son bulletin de vote dans l’urne, tout cela est aussi un acte spirituel ». Tout notre être, toute notre vie sont appelés à être saints.

 

Abbé Laurent Spriet +



[1] Le 9 janvier aura lieu le 150ème anniversaire de sa mort.

Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 19:21
- Publié dans : BULLETIN, FORMATION

 

L'absence d'un vrai prêtre est, dans une vie, une détresse sans nom. Le plus grand cadeau qu'on puisse faire, la plus grande charité qu'on puisse apporter, c'est un prêtre qui soit un vrai prêtre. C'est l'approximation la plus grande qu'on puisse réaliser ici-bas de la présence visible du Christ...

 

Dans le Christ, il y a une vie humaine et une vie divine.

 

Dans le prêtre, on veut retrouver aussi une vie vraiment humaine et une vie vraiment divine. Le malheur, c'est que beaucoup apparaissent comme amputés soit de l'une, soit de l'autre.

 

Il y a des prêtres qui semblent n'avoir jamais eu de vie d'homme. Ils ne savent pas peser les difficultés d'un laïc, d'un père ou d'une mère de famille, à leur véritable poids humain. Ils ne réalisent pas ce que c'est vraiment, réellement, douloureusement, qu'une vie d'homme ou de femme.

 

Quand les laïcs chrétiens ont rencontré une fois un prêtre qui les a « compris », qui est entré avec son cœur d'homme dans leur vie, dans leurs difficultés, jamais plus ils n'en perdent le souvenir.

 

À condition toutefois que, s'il mêle sa vie à la nôtre, ce soit sans vivre tout à fait comme nous. Les prêtres ont longtemps traité les laïcs en mineurs ; aujourd'hui, certains, passant à l'autre extrême, deviennent des copains.

 

On voudrait qu'ils restent pères. Quand un père de famille a vu grandir son fils, il le traite désormais en homme et plus en gamin, mais il le considère toujours comme son fils : un fils, un homme.

 

On a besoin également que le prêtre vive d'une vie divine. Le prêtre, tout en vivant parmi nous, doit rester d'ailleurs. Les signes que nous attendons de cette présence divine ? :

 

la prière • la joie • la force • la liberté • le désintéressement • la discrétion

 

• la vérité • la pauvreté • le sens de l'Église enfin : qu'il ne parle jamais de l'Église à la légère, comme étant du dehors .' Un fils est tout de suite jugé, qui se permet de juger sa mère

 

-Mais souvent une troisième vie envahit les deux premières et les submerge : le prêtre devient l'homme de la vie ecclésiastique, du « milieu clérical » ; son vocabulaire, sa manière de vivre, sa façon d'appeler les choses, son goût des petits intérêts et des petites querelles d'influence, tout cela lui fait un masque qui nous cache douloureusement le prêtre, ce prêtre qu'il est sans doute demeuré par derrière...

 

L'absence d'un vrai prêtre dans une vie, c'est une misère sans nom, c'est la seule misère.

 

Madeleine Delbrêl

Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 19:19
- Publié dans : BULLETIN, FORMATION

 

Il faut suivre Jésus, et comme le chemin des saints se confond normalement avec celui de Jésus, il est normal qu’ils nous confirment dans notre foi : tel est le service rendu par sainte Bernadette à ses frères. Si bien que quand l’Eglise authentifie une révélation privée, même si elle ne se prononce pas sur la nature exacte de l’expérience de celui qui la reçoit, elle n’en garantit pas moins la validité du chemin vers Jésus qu’elle indique. Mais même comme cela, du fait du risque de confondre le contenant et le contenu,

 

« Nous marchons plus sûrement par la foi, dont la lumière est au-dessus de toutes les visions et de toutes les révélations des choses secrètes et cachées »

 

Jean Bona (1609-1674), Traité du Discernement des esprits, ch. XIX

 

Dès lors, si votre goût ne vous porte pas trop vers le dernier pèlerinage à la mode : « Qu’est-il besoin de s’exposer au péril de se tromper en affirmant ou niant, en définissant ces choses, puisqu’on les peut ignorer sans crime ? »

 

Idem, citant saint Augustin

 

Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 19:18
- Publié dans : BULLETIN, FORMATION

 

 

Toute la communauté de la Maison Sainte-Blandine
souhaite à tous les fidèles de Saint-Georges
une bonne et sainte année 2012
dans le Seigneur

 

 

PELERINAGE à ROME

 

pour étudiants et jeunes professionnels  (18-30 ans)

du dimanche 12 février au samedi 18 février 2012

 

 

 

Pèlerinage en Turquie

28 Avril - 5 Mai 2012

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APOSTOLAT DE LA PRIERE

2012
(Du Vatican, le 31 décembre 2008 ;
Agence Fides 3/2/2009)

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Janvier 2012

Intentions du Saint-Père

 

Intention Générale :

Les victimes des catastrophes naturelles
 - Pour que les victimes des catastrophes naturelles reçoivent le soutien spirituel et matériel nécessaire 
afin de reconstruire leur vie.

 

Intention Missionnaire

 

L'engagement des chrétiens pour la paix -
Pour que l'engagement des chrétiens en faveur de la paix soit l'occasion de témoigner du nom
du Christ à tous les hommes de bonne volonté.

 

 

 

 



 

 
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