L'absence d'un vrai prêtre est, dans une vie, une détresse sans nom. Le plus grand cadeau qu'on puisse faire, la plus grande charité qu'on puisse apporter, c'est un prêtre qui soit un vrai prêtre. C'est l'approximation la plus grande qu'on puisse réaliser ici-bas de la présence visible du Christ...

 

Dans le Christ, il y a une vie humaine et une vie divine.

 

Dans le prêtre, on veut retrouver aussi une vie vraiment humaine et une vie vraiment divine. Le malheur, c'est que beaucoup apparaissent comme amputés soit de l'une, soit de l'autre.

 

Il y a des prêtres qui semblent n'avoir jamais eu de vie d'homme. Ils ne savent pas peser les difficultés d'un laïc, d'un père ou d'une mère de famille, à leur véritable poids humain. Ils ne réalisent pas ce que c'est vraiment, réellement, douloureusement, qu'une vie d'homme ou de femme.

 

Quand les laïcs chrétiens ont rencontré une fois un prêtre qui les a « compris », qui est entré avec son cœur d'homme dans leur vie, dans leurs difficultés, jamais plus ils n'en perdent le souvenir.

 

À condition toutefois que, s'il mêle sa vie à la nôtre, ce soit sans vivre tout à fait comme nous. Les prêtres ont longtemps traité les laïcs en mineurs ; aujourd'hui, certains, passant à l'autre extrême, deviennent des copains.

 

On voudrait qu'ils restent pères. Quand un père de famille a vu grandir son fils, il le traite désormais en homme et plus en gamin, mais il le considère toujours comme son fils : un fils, un homme.

 

On a besoin également que le prêtre vive d'une vie divine. Le prêtre, tout en vivant parmi nous, doit rester d'ailleurs. Les signes que nous attendons de cette présence divine ? :

 

la prière • la joie • la force • la liberté • le désintéressement • la discrétion

 

• la vérité • la pauvreté • le sens de l'Église enfin : qu'il ne parle jamais de l'Église à la légère, comme étant du dehors .' Un fils est tout de suite jugé, qui se permet de juger sa mère

 

-Mais souvent une troisième vie envahit les deux premières et les submerge : le prêtre devient l'homme de la vie ecclésiastique, du « milieu clérical » ; son vocabulaire, sa manière de vivre, sa façon d'appeler les choses, son goût des petits intérêts et des petites querelles d'influence, tout cela lui fait un masque qui nous cache douloureusement le prêtre, ce prêtre qu'il est sans doute demeuré par derrière...

 

L'absence d'un vrai prêtre dans une vie, c'est une misère sans nom, c'est la seule misère.

 

Madeleine Delbrêl

Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 19:19
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Il faut suivre Jésus, et comme le chemin des saints se confond normalement avec celui de Jésus, il est normal qu’ils nous confirment dans notre foi : tel est le service rendu par sainte Bernadette à ses frères. Si bien que quand l’Eglise authentifie une révélation privée, même si elle ne se prononce pas sur la nature exacte de l’expérience de celui qui la reçoit, elle n’en garantit pas moins la validité du chemin vers Jésus qu’elle indique. Mais même comme cela, du fait du risque de confondre le contenant et le contenu,

 

« Nous marchons plus sûrement par la foi, dont la lumière est au-dessus de toutes les visions et de toutes les révélations des choses secrètes et cachées »

 

Jean Bona (1609-1674), Traité du Discernement des esprits, ch. XIX

 

Dès lors, si votre goût ne vous porte pas trop vers le dernier pèlerinage à la mode : « Qu’est-il besoin de s’exposer au péril de se tromper en affirmant ou niant, en définissant ces choses, puisqu’on les peut ignorer sans crime ? »

 

Idem, citant saint Augustin

 

Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 19:18
- Publié dans : BULLETIN, FORMATION

 

  Un jeune homme de dix-huit ans arrivait à Paris. Il n’était point incrédule, mais son âme déjà était plus ou moins atteinte de ce que le P. Gratry appelait la crise de la foi. Un jour, ce jeune homme entre dans l’église de Saint-Etienne du Mont ; il aperçoit, agenouillé dans un coin, près du sanctuaire, un vieillard qui, pieusement, récitait son chapelet. Il s’approche et reconnaît Ampère, son idéal, Ampère qui était pour lui la science et le génie vivants. Cette vision l’émeut jusqu’au fond de l’âme ; il s’agenouille sans bruit derrière le maître, la prière et les larmes jaillissent de son cœur. C’était la pleine victoire de la foi et de l’amour de Dieu, et Ozanam, car c’était lui, se plaisait à redire ensuite : Le chapelet d’Ampère a plus fait sur moi que tous les livres et même que tous les sermons.

 

Ampère accepta Ozanam pour son commensal, et le grand mathématicien aimait à s’entretenir avec son jeune ami : Leurs entretiens, dit le P. Lacordaire, amenaient dans l’âme du savant, à propos des merveilles de la nature, des élans d’admiration pour leur auteur. Quelquefois, mettant sa tête entre ses mains, le vieillard s’écriait comme tout transporté : « Que Dieu est grand, Ozanam, que Dieu est grand ! »

 

Ozanam ne fut pas le seul à ressentir la bienfaisante influence du grand savant. La simplicité et la droiture de sa foi exerçaient une impression salutaire sur tous ceux qui l’approchaient, particulièrement sur les jeunes gens vers lesquels son cœur, demeuré jeune, se sentait incliné.

 

(A.  Larthe-Ménager, André-Marie Ampère (1775-1836), in Les contemporains, 3e année, n° 81, 29 avril 1894, pp. 1-2)

Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 19:16
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Né en 1789, à Marlhes, France, Marcellin, prêtre de la Société de Marie, attristé par l’état d’ignorance des jeunes gens de la campagne, fonda l’Institut des Frères Maristes des Écoles pour leur donner l’éducation chrétienne. Animé d’un amour particulier pour la Mère de Dieu, il apprit d’elle la pratique de l’humilité et de l’amour de Dieu et des hommes et en rendit témoignage. Il voulut que ses disciples la prennent pour Mère et premier modèle dans l’éducation des jeunes. Il est mort à Notre-Dame de l’Hermitage, près de Saint Chamond, le 6 juin 1840.

 

Qu’on puisse dire des petits Frères de Marie : « Voyez comme ils s’aiment… » !

 

Je meurs plein de respect, de reconnaissance et de soumission pour le Révérend Père Supérieur Général de la Société de Marie et dans les sentiments de la plus parfaite union pour tous les membres qui la composent, spécialement pour les Frères que Dieu avait confiés à ma sollicitude, et qui ont toujours été si chers à mon cœur.

 

Je désire qu’une entière et parfaite obéissance règne toujours parmi les Frères de Marie, que les inférieurs, envisageant dans les Supérieurs la personne de Jésus-Christ, leur obéissent de cœur et d’esprit, renonçant toujours, s’il est besoin, à leur volonté et à leurs jugements propres.
Je vous prie aussi, Mes bien chers Frères, de toute l’affection de mon âme et par toute celle que vous avez pour moi, de faire en sorte que la sainte charité se maintienne toujours parmi vous. Aimez-vous les uns les autres comme Jésus-Christ vous a aimés. Qu’il n’y ait parmi vous qu’un même cœur et un même esprit. Qu’on puisse dire des Petits Frères de Marie comme des premiers chrétiens : Voyez comme ils s’aiment !…

 

C’est le vœu de mon cœur le plus ardent, à ce dernier moment de ma vie. Oui, mes bien chers Frères, écoutez les dernières paroles de votre Père, ce sont celles de notre bien-aimé Sauveur : Aimez-vous les uns les autres.

 

Je désire, mes Bien chers Frères que cette charité qui doit vous unir tous ensemble, comme les membres d’un même corps, s’étende aussi à toutes les autres congrégations. Ah ! je vous en conjure par la charité ans bornes de Jésus-Christ, gardez-vous de jamais porter envie à personne et surtout à ceux que le bon Dieu appelle à travailler, comme vous, dans l’état religieux, à l’instruction de la jeunesse. Soyez les premiers à vous réjouir de leurs succès et à vous affliger de leurs disgrâces. Recommandez-les souvent au bon Dieu et à la divine Marie. Cédez-leur sans peine. Ne prêtez jamais l’oreille à des discours qui tendraient à leur nuire. Que la seule gloire de Dieu et l’honneur de Marie soient votre unique but et toute votre ambition. Qu’un même esprit, un même amour vous unisse aux Pères de la Société de Marie comme des branches à un même tronc et comme les enfants d’une même famille à une Bonne Mère, la divine Marie.

 

Il y a des difficultés pour vivre en bons religieux, mais la grâce adoucit tout.

 

Je demande encore au bon Dieu et je souhaite de toute l’affection de mon âme, que vous persévériez fidèlement dans le saint exercice de la présence de Dieu, l’âme de la prière, de l’oraison et de toutes les vertus. Que l’humilité et la simplicité soient toujours le caractère des petits Frères de Marie. Qu’une dévotion tendre et filiale vous anime dans tous les temps et dans toutes les circonstances pour notre Bonne Mère. Faites-la aimer partout, autant qu’il vous sera possible. C’est elle qui est la première Supérieure de toute la Société. Joignez à la dévotion à Marie la dévotion au glorieux Saint Joseph, son très digne époux ; vous savez qu’il est un de nos premiers patrons.

 

Vous faites l’office d’anges gardiens auprès des enfants qui vous sont confiés ; rendez à ces purs esprits un culte particulier d’amour, de respect et de confiance.

 

Mes très chers Frères, soyez fidèles à votre vocation, aimez-la et persévérez-y avec courage. Conservez-vous dans un grand esprit de pauvreté et de détachement. Que l’observance journalière de vos saintes Règles vous préserve de manquer jamais au vœu sacré qui vous lie à la plus belle et à la plus délicate des vertus.

 

Il y a des peines pour vivre en bon Religieux, mais la grâce adoucit tout ; Jésus et Marie vous aideront ; d’ailleurs la vie est bien courte et l’éternité ne finira jamais. Ah, qu’il est consolant, au moment de paraître devant Dieu, de se rappeler qu’on a vécu sous les auspices de Marie et dans sa Société ! Daigne cette Bonne Mère vous conserver, vous multiplier et vous sanctifier. Que la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communication du Saint-Esprit soient toujours avec vous.

 

Je vous laisse avec confiance dans les sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, en attendant que nous puissions nous réunir tous ensemble dans la bienheureuse éternité.

 

Telle est ma volonté dernière et expresse pour la gloire de Jésus et de Marie.

 

 « Testament Spirituel » de S. Marcellin Champagnat, prêtre. (FURET J.-B., Vie de Marcellin J.B. Champagnat, 1989, c. 22, pp. 241-244)

Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 19:14
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Toute la communauté de la Maison Sainte-Blandine
souhaite à tous les fidèles de Saint-Georges
une bonne et sainte année 2012
dans le Seigneur

 

 

PELERINAGE à ROME

 

pour étudiants et jeunes professionnels  (18-30 ans)

du dimanche 12 février au samedi 18 février 2012

 

 

 

Pèlerinage en Turquie

28 Avril - 5 Mai 2012

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APOSTOLAT DE LA PRIERE

2012
(Du Vatican, le 31 décembre 2008 ;
Agence Fides 3/2/2009)

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Janvier 2012

Intentions du Saint-Père

 

Intention Générale :

Les victimes des catastrophes naturelles
 - Pour que les victimes des catastrophes naturelles reçoivent le soutien spirituel et matériel nécessaire 
afin de reconstruire leur vie.

 

Intention Missionnaire

 

L'engagement des chrétiens pour la paix -
Pour que l'engagement des chrétiens en faveur de la paix soit l'occasion de témoigner du nom
du Christ à tous les hommes de bonne volonté.

 

 

 

 



 

 
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