Chers fidèles de Saint-Georges,
Cette « année de l’âme » en lien avec le sacrement de la confirmation, se termine à Saint-Georges avec les confirmations, profession de foi et premières
communions. Le cardinal Ph. Barbarin avait demandés aux 42 confirmés par d’apprendre par cœur la dernière parole du Christ avant son Ascension : « Vous allez recevoir une force et
vous serez mes témoins… jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1,8). En ce mois où la Pentecôte achève le temps pascal, je dirai volontiers, à la suite de saint Paul, pour eux
et pour vous tous : « J'ai confiance que celui qui a commencé en vous une œuvre excellente, en poursuivra l'achèvement jusqu'au jour du Christ. » Ph. 1, 7
Lors du dernier conseil de la communauté de Saint-Georges le 12 mai, nous avons annoncé que l’abbé Montjoye prenait la charge de recteur de Saint-Georges en
septembre. J’ai la joie, non pas de quitter la communauté, mais d’en confier la responsabilité au dynamisme et au zèle de ce cher confrère ; puisque je suis nommé curé de la paroisse
Saint-Michel en Rhône et Loire.
Avec ce changement, il me faut remercier les confrères de Saint-Georges pour le soutien de la vie commune et de leur patience à mon égard ; notamment les abbés
Dor et Pattyn qui furent présents au début en septembre 2000, et depuis quelques mois les abbés de Montjoye et Spriet. Un grand merci aux bénévoles qui apportent une aide indispensable à
Saint-Georges ou à la maison Sainte-Blandine.
Il me faut surtout, vous remercier tous de vos prières. La première tâche du bon pasteur est la prière, aussi je fais miennes ces phrases de l’Apôtre aux
Philippiens « C'est une justice que je vous dois, de penser ainsi de vous tous, parce que je vous porte dans mon cœur, vous tous qui, soit dans mes liens, soit dans la défense et
l'affermissement de l'Evangile, avez part à la même grâce que moi. Car Dieu m'en est témoin, c'est avec tendresse que je vous aime tous dans les entrailles de Jésus-Christ ».
Nommé en septembre 2000 par le cardinal Billé, sur proposition de l’abbé Devillers, alors supérieur général de la fraternité Saint-Pierre, j’ai continué à
Saint-Georges l’apostolat de mes prédécesseurs. Etre prêtre, être chrétien, c’est être témoin du Seigneur-Jésus pour enseigner toutes les nations…, l’enseignement est sans doute l’œuvre
prioritaire du prêtre séculier. D’où la grande joie de la transmission de la foi lors de ses 11 ans à Saint-Georges :
Catéchismes auprès des jeunes (à Saint-Georges et dans le Beaujolais, aumônerie à l’école Saint-Dominique-Savio, puis au collège de Fatima et dans les unités
scoutes) ; et auprès des parents (groupes Domus Christiani dont plusieurs années à Valence, Vienne, Grenoble ou Chambéry, groupes de catéchèses pour étudiants ou adultes, ainsi que les
équipes du Rosaire Vivant).
Donner la vie sacramentelle est aussi une très grande joie pour tout pasteur, outre le sacrement de la miséricorde, des mariages et les dizaines de premières
communions, je souligne quelques baptêmes d’adultes aux fêtes pascales et les centaines de confirmations. Sont aussi bien présentes à la mémoire la solennité des processions du 8 décembre à
Fourvière ainsi que celle de la Fête-Dieu remise à l’honneur depuis quelques années entre Saint-Georges et Saint-Jean ; et les cérémonies exceptionnelles dont l’ordination diaconale de
l’abbé Pattyn le 13 octobre 2001, la tonsure de Gaël de Breuvant le 13 juin 2010 et la consécration d'une paroissienne dans l’ordre des Vierges le 14 mai 2011.
Incardinés au diocèse de Lyon, nous nous consacrons à l’évangélisation où l’archevêque nous envoie en mission. Alors que nous avions desservi plus de cinq ans
Montélimar puis Avignon, nous recentrons notre service sur le diocèse. Cette année, comme vicaire à Amplepuis, l’abbé Pattyn a développé le groupe stable de fidèles des paroisses de
Tarare-Amplepuis-Thizy qui a depuis 3-4 années la forme extraordinaire. L’importance de son apostolat au collège Bx F. et J. de Fatima, fait que je le remplace à ce service.
Enfin l’association Totus tuus et la formation des séminaristes avec la maison de la propédeutique est encore une de nos priorités. La dernière instruction sur
l’application du Motu proprio n’invite-t-elle pas à retrouver ces traditions liturgiques et à les transmettre, de même que le catéchisme qui est l’instrument propre de la nouvelle
évangélisation ? Le texte de Summorum Pontificum s’adressait aux curés ; n’est-ce pas important que le curé puisse célébrer et faire l’unité avec les diverses formes du rite romain,
sans oublier le rit romano-lyonnais ?
Ce départ n’est qu’un au revoir, en effet, il me faudra être à Lyon deux jours par semaine pour travailler à l’officialité, ce qui me permettra ainsi de garder des
liens avec ces apostolats passés et d’avoir la joie de vous saluer. Car, et cela terminera mon propos, une des plus grandes joies du prêtre, c’est la sainteté des familles et l’amitié, la charité
chrétienne vécues dans l’ecclesia domestica. Petite église domestique, prémices et gage de la communion des saints et de la vie éternelle.
Je vous remercie de vos prières et vous assure des miennes, demandant au Bon Dieu : « que votre charité abonde de plus en plus en connaissance et en
toute intelligence, pour discerner ce qui vaut le mieux, afin que vous soyez purs et irréprochables jusqu'au jour du Christ, remplis des fruits de justice, par Jésus-Christ, pour la gloire et la
louange de Dieu. » Ph. 1,11.
Bien à vous en Notre Seigneur. Abbé Tancrède Leroux,
recteur