Les immenses bienfaits de la largesse divine qui sont offerts au peuple chrétien lui confèrent une dignité inestimable. Car il n'est pas, et il ne fut jamais, de nation si grande qui eût des dieux proches d'elle, comme notre Dieu nous est présent. (Dt 4, 7). En effet, le Fils unique de Dieu, voulant nous faire participer à sa divinité, a pris notre nature afin que, fait homme, il fit les hommes semblables à des dieux. Et en outre, ce qu'il prit de nous, il le livra entièrement pour notre salut. Car son Corps, il l'a, pour notre réconciliation, offert comme hostie sur l'autel de la croix, à Dieu son Père ; et son Sang, Il l'a répandu à la fois comme rançon et comme bain de purification, afin que, rachetés d'une misérable servitude, nous soyons lavés de tous nos péchés. Mais afin que le souvenir d'un si grand bienfait nous demeurât toujours présent, Il laissa aux fidèles, pour être pris sous l'apparence du pain et du vin, son corps en nourriture et son sang en breuvage. O festin précieux et admirable, porteur du salut et plein de douceur ! Que peut-il y avoir de plus précieux que ce festin ? Ce ne sont point là, comme jadis sous la loi, les chairs des veaux et des boucs, mais le Christ, vrai Dieu, qui nous est offert en nourriture. Quoi de plus admirable que ce Sacrement ? En lui, en effet, le pain et le vin sont changés substantiellement au Corps et au Sang du Christ ; de telle sorte que le Christ, Dieu et homme parfait, est contenu sous l'apparence d'un peu de pain et d'un peu de vin. Il est donc mangé par les fidèles, mais nullement déchiré ; bien plus, dans le Sacrement divisé, Il demeure entier sous chaque particule de cette division. Aussi aucun Sacrement n'est plus salutaire que celui-là : par lui, les péchés sont effacés, les vertus s'accroissent et l'âme est abondamment rassasiée de tous les dons spirituels. Il est offert dans l'Eglise pour les vivants et pour les morts, afin qu'il profite à tous, puisqu'il a été institué pour le salut de tous. Enfin, personne ne peut exprimer la suavité de ce Sacrement, où l'on goûte à sa source la douceur spirituelle, alors qu'il nous rappelle cette charité extrême que le Christ a montrée dans sa Passion. C'est pourquoi, afin de graver plus profondément dans le cœur des fidèles l'immensité de cette charité, à la dernière Cène, quand Il eut célébré la Pâque avec ses disciples et fut sur le point de passer de ce monde vers son Père, Il institua ce Sacrement comme le mémorial perpétuel de sa Passion, l'accomplissement des anciennes figures et le couronnement de tous ses miracles. Ainsi, à tous ceux que son absence contristerait, Il laissa une consolation unique.

 

Opusc. 57, Homélie au deuxième nocturne de la fête du Corpus Christi

 

Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 15:44
- Publié dans : BULLETIN, FORMATION

 

Le Cardinal Philippe Barbarin a pris l’heureuse décision d’envoyer Vincent l’an prochain en premier cycle (philosophie) au séminaire provincial Saint-Irénée situé sur la colline de Fourvière. Vincent continuera à vivre en lien avec la Maison Sainte-Blandine pour bénéficier de la forme extraordinaire, de cours de latin, de chant grégorien. A St Irénée des professeurs laïcs très compétents dispensent de bons cours de philosophie en conformité avec les demandes répétées du Magistère (une philosophie réaliste et à l’école de St Thomas d’Aquin). Ainsi la continuité et la cohérence de sa formation seront assurées ainsi que le respect de ses demandes légitimes en matière liturgique.

Nous confions spécialement le recrutement de notre Maison à vos prières. Plusieurs jeunes sont entrés en contact avec Mgr Batut et l’abbé Laurent Spriet, encore faut-il « transformer l’essai » et pouvoir compter sur leur inscription définitive. L’an prochain, nous devrions avoir le ou les premiers propédeutes envoyés et confiés à nos soins par des évêques diocésains non lyonnais. Rappelons que cette maison de fondation spirituelle est ouverte à tous les candidats au sacerdoce diocésain francophone. Peut-être aurons-nous un jour quelque belge ou africain parmi nous ?

N’oublions pas non plus que cette première année de propédeutique est aussi une année de discernement : un garçon qui n’est pas absolument certain d’être appelé au sacerdoce peut tout à fait venir passer une année pour prendre le temps et les moyens de discerner sereinement sa vocation avec l’aide de nos formateurs.

St Ignace de Loyola écrit dans ses Exercices : « Priez comme si tout dépendait de Dieu et travaillez comme si tout dépendait de vous ». Telle est la situation actuelle de la Maison dans sa volonté de se faire connaître et d’offrir ses services pour mettre en œuvre le Motu proprio du pape Benoit XVI et l’œuvre de la nécessaire réconciliation interne dans l’Eglise.

Ecoutons donc le Seigneur nous donner une intention de prière : « la moisson est abondante et les ouvriers peu nombreux : priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson » (Mt 9, 37-38).

Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 15:42
- Publié dans : BULLETIN, FORMATION


Je ne pensais pas en allant accueillir à la gare de Perrache le père NATA que j’allais, cinq mois plus tard,  passer quatre semaines dans la brousse au Bénin. Et pourtant le mercredi 2 février, je me trouvais dans l’avion en direction de Cotonou. Que savais-je de ce pays ? Pas grand-chose. De mes souvenirs scolaires, j’avais retenu que le Dahomey et le Togo étaient deux colonies allemandes, et qu’à la suite du traité de Versailles en 1918, la France héritait de ces deux pays comme protectorats, et que la capitale du Dahomey était Cotonou. Un point c’est tout ! J’ai donc sauté sur le petit Robert des noms propres pour en savoir plus. A Benin : 19 lignes sans carte ni illustration, mais à Dahomey, ouf !!,  une carte, et j’ai appris que ce pays était entre le Togo et le Nigéria, et qu’au nord se trouvaient le Burkina-Faso (ex Haute-Volta) et le Niger.

Ce petit pays d’Afrique de 112622 km2 a une population de  6200000 habitants. Voilà, j’étais moins idiot.

Pour revenir à l’avion, signe de la Providence, le seul fauteuil à ma gauche disponible, sur 250 passagers,  était occupé par un ecclésiastique, et pas n’importe lequel : l’archevêque de Cotonou, Mgr Antoine GANYE .Je l’ai retrouvé deux jours  plus tard à OUIRA, au grand séminaire du diocèse, pour la messe de clôture  d’une session regroupant l’ensemble des prêtres.

 

BOUKOUMBE

 

Le Père NATA m’a récupéré à l’aéroport et après une nuit passée au presbytère de la paroisse St Michel à Cotonou, nous avons pris la route sur l’unique nationale goudronnée reliant la capitale au nord du Bénin aux frontières du Burkina-Faso et du Nigeria.

Nous avions à parcourir 650 kms jusqu’à NATITINGOU. Au volant de sa 505 Peugeot, l’abbé NATA est un artiste du volant :  la route, soi-disant goudronnée, est truffée  d’ornières et de trous, à casser les amortisseurs les plus résistants ; mais nous sommes en Afrique, et la sagesse populaire veut qu’il ne faille pas être pressé comme ces européens qui regardent sans cesse leur montre. Notre moyenne n’a pas dépassé les cinquante kms/h. Partis de bonne heure, nous sommes enfin arrivés dans la paroisse Sainte Anne de Boukoumbé. Il faut vous dire que ce pays de 60000 âmes, très étendu, ne ressemble pas du tout à l’image que je m’en faisais. Pas de buildings, pas de grands magasins, pas d’immeubles… juste des petites maisons à peu près toutes semblables, des échoppes en bois ou en briques… dépaysement garanti. En outre, j’avais quitté Lyon avec une température de -2 degrés,  ici on avoisinait les 35 degrés, sans un souffle d’air. La première nuit fut terrible, avec un ventilateur au plafond qui brassait de l’air chaud ; heureusement, une bonne douche permettait de se rafraichir. .

Mon séjour en paroisse m’a permis de voir le travail accompli par le Père NATA et son vicaire, le père RODRIGUE. Il faut dire aussi que ces prêtres s’occupent d’une dizaine de paroisses, que ce soit au Bénin ou au Togo. Il y a aussi, pour les seconder, un conseil paroissial efficace et un nombre de catéchistes importants. Je n’oublierai pas de  mentionner les deux communautés de religieuses présentes : les franciscaines et les augustines. Les premières s’occupent des écoles maternelles et primaires, et les autres du dispensaire. Le travail fourni par ces religieuses est remarquable, et plus  de 400 enfants sont ainsi scolarisés dans des écoles catholiques. J’ai eu la chance de visiter quelques classes,  vous ne pouvez pas imaginer l’accueil que j’ai reçu : formidable !! Les enfants, disciplinés, sont attentifs à la parole du maître ou de la maitresse. J’avais l’impression de revenir 50ans en arrière, un enseignement ressemblant à celui qui était pratiqué jadis chez nous, et ça marche encore… Je manque de temps et d’espace pour vous raconter toutes mes rencontres et visites : découverte du pays des TATAS, ou pays des Batammariba, avec leurs cases fortifiées, visite de la réserve du PENDJARI, de 470000 ha abritant toute la faune du pays ; je pensais que j’allais me trouver nez à nez avec des bêtes sauvages, et bien, déçu : Il n’y a plus d’animaux sauvages. Il faut aller dans ces réserves pour pouvoir les apercevoir.

Je voudrais vous parler de la vie religieuse de la paroisse Sainte Anne .Tous les matins, c’est une centaine de personnes qui assiste à la messe chantée. Le dimanche ce sont les 700 places qui sont occupées. La messe est dite en français mais on chante aussi le Kyrie, le sanctus ou l’agnus dei. Mais quelle que soit la forme, les gens participent de façon très active à la célébration du Saint Sacrifice de la Messe : L’abbé Denis Le Pivain, curé de la paroisse St Jean-Baptiste à Natitingou, célèbre devant plus de 600 personnes la messe dominicale selon la forme extraordinaire ; je l’ai aussi rencontré, ainsi que Mgr Pascal N’KOUE, avec lequel j’ai déjeuné à plusieurs reprises. Il est évêque de Natitingou, un personnage remarquable, d’une grande culture, formé en Italie. Je peux vous dire que le catholicisme béninois est en pleine expansion grâce à la qualité des prêtres, des religieux et des religieuses, et de leur hiérarchie.

Notre Saint Père le Pape doit se rendre du 18 au 20 Novembre 2011 au Bénin. Nul doute, je l’espère, qu’il désignera un nouveau cardinal pour remplacer le cardinal béninois Mgr GANTIN, décédé il y a deux ans.

La paroisse de Boukoumbé a besoin que nous l’aidions à vivre, surtout face à la montée de l’Islam. Dans un premier temps, les paroissiens souhaiteraient qu’une clôture décente et efficace soit posée. Une participation de notre part serait la bienvenue, car le Bénin fait partie des pays d’Afrique les plus pauvres, surtout après avoir subi une dictature marxiste qui a ruiné le pays.

En conclusion, j’ai été remarquablement accueilli : Toutes les personnes côtoyées m’ont toujours reçu avec d’immenses sourires et une franche amitié. Aidons-les dans la mesure de nos moyens, et dans tous les cas prions pour eux.

Je crois savoir que le père Eric NATA sera parmi nous cet été. Accueillons-le avec chaleur et faisons en sorte que son séjour se déroule bien.

 

Bernard ROUSSEL paroissien de St Georges

Membre du conseil paropissial

rousselbam@gmail.com

Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 15:41
- Publié dans : NEWS, EVENEMENTS

 

Rome a "repris en main" un secteur entier de l'activité de l'Eglise catholique. Celui de l'assistance humanitaire et de ses milliers d'ONG catholiques. Techniquement, les "Caritas" :: les 165 Caritas coordonnent chacune, dans leurs pays, de multiples associations humanitaires catholiques qui apportent une aide concrète (sociale, éducative, médicale...) à 24 millions de personnes. Elles emploient 440 000 salariés, sans compter les 625 000 bénévoles qui donnent du temps.

L'action sociale de l'Eglise catholique ne peut pas être techniquement déconnectée du corps central de la foi catholique. Cette action doit être clairement identifiée catholique. Benoît XVI en recevant ce congrès, a précisé : "Pour nous chrétiens, Dieu lui-même est la source de la charité, et la charité est entendue non seulement comme une vague philanthropie, mais comme don de soi, même jusqu'au sacrifice de sa propre vie en faveur des autres, à l'imitation de l'exemple de Jésus Christ." Il a ajouté : "le Saint-Siège a la tâche de suivre son activité [celle des Caritas] et de veiller à ce que, tant son action humanitaire et de charité que le contenu des documents diffusés, soient en pleine syntonie avec le Siège Apostolique et avec le Magistère de l'Église, et qu'elle soit administrée avec compétence et de façon transparente". 

Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 15:39
- Publié dans : BULLETIN, FORMATION

 

 

Toute la communauté de la Maison Sainte-Blandine
souhaite à tous les fidèles de Saint-Georges
une bonne et sainte année 2012
dans le Seigneur

 

 

PELERINAGE à ROME

 

pour étudiants et jeunes professionnels  (18-30 ans)

du dimanche 12 février au samedi 18 février 2012

 

 

 

Pèlerinage en Turquie

28 Avril - 5 Mai 2012

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APOSTOLAT DE LA PRIERE

2012
(Du Vatican, le 31 décembre 2008 ;
Agence Fides 3/2/2009)

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Janvier 2012

Intentions du Saint-Père

 

Intention Générale :

Les victimes des catastrophes naturelles
 - Pour que les victimes des catastrophes naturelles reçoivent le soutien spirituel et matériel nécessaire 
afin de reconstruire leur vie.

 

Intention Missionnaire

 

L'engagement des chrétiens pour la paix -
Pour que l'engagement des chrétiens en faveur de la paix soit l'occasion de témoigner du nom
du Christ à tous les hommes de bonne volonté.

 

 

 

 



 

 
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