Mon âme a soif de Dieu,
le Dieu vivant (Ps. 42)
« Foi, raison et joie »
« La raison et la foi ont besoin l’une de l’autre » a déclaré en janvier le pape aux évêques de Slovénie. « La sécularisation occidentale, différente et peut-être plus rusée que la sécularisation
marxiste, présente des signes qui ne peuvent pas ne pas nous préoccuper. Que l'on pense, par exemple, à la recherche effrénée des biens matériels, à la diminution de la natalité, et encore au
frein de la pratique religieuse, avec une diminution sensible des vocations au sacerdoce et à la vie consacrée ». Il nous faut donc « répondre à la culture matérialiste et égoïste par une action
d'évangélisation cohérente, qui parte des paroisses ».
La tentation originelle du fruit de l’arbre de vie ne fut-elle pas la tentation gnostique du Salut par la simple connaissance, en se coupant de la vie donnée par un Dieu qui est Amour ? Les
discours et encycliques de Benoît XVI nous avertissent : l’idéologie du progrès, de la science, de la sécularisation… mènent à la culture de mort. A l’inverse, la prière, l’agir, la souffrance et
le jugement sont des « lieux d’apprentissage et d’exercice de l’espérance » (Spe salvi 32-48).
Notre entrée en Carême doit être une redécouverte ou un approfondissement de ces lieux d’apprentissage de l’espérance !
Pourquoi prier avec insistance, se mortifier, jeûner et faire l’aumône, si ce n’est, au de-là des biens corporels et matériels, pour vivre la joie de l’espérance du Christ ? Se saisir un peu plus
de la vérité, de l’amour de Dieu ?
Il y a peu, dans son discours à la plus grande université de Rome, la Sapienza, le pape, citant saint Augustin, rappelait que sans la connaissance pratique, la simple connaissance théorique rend
triste ou dessèche. Le christianisme n’est pas que « la dissipation de la brume de la religion mythologique pour laisser place à la découverte de ce Dieu qui est raison créatrice », mais c’est la
participation à un Dieu qui est « en même temps raison-amour ».
De même, que serait la foi sans la pratique de cette foi ? Que serait un Carême sans pratiquer un minimum ce combat spirituel contre le vieil homme ?
Le mystère de la croix ne peut être source de joie que si nous vivons du Christ dans l’unité de notre raison et de notre foi !
Le discours envoyé par le pape à la Spienza se termine ainsi : « Qu’est-ce que le pape a à faire et à dire à l’université ? Il ne doit sûrement pas chercher à imposer aux autres la foi sur un
mode autoritaire, elle qui ne peut être seulement donnée en liberté. Au-delà de son ministère de Pasteur de l’Église, et sur la base de la nature intrinsèque de son ministère pastoral, il est de
sa mission de maintenir éveillée la sensibilité pour la vérité, d’inviter toujours la raison à se mettre à la recherche du vrai, du bien, de Dieu, et, sur ce chemin, de la solliciter à apercevoir
les lumières utiles venant de l’histoire de la foi chrétienne et à percevoir ainsi Jésus-Christ comme la Lumière qui illumine l’histoire et l’aide à trouver la voie vers le futur. »
Cette sensibilité pour la vérité qu’il faut éveiller dans la raison peut paraître bien peu de chose face à une foi vive. Mais aidée de la foi et de la prière, ne peut-elle devenir, au sens fort,
une écoute de la Parole de Dieu, de l’Esprit Saint, à l’image du disciple de saint Bernard qui tend l’oreille de son âme ?
Notre Carême est à la fois un temps de vigilance face aux tentations, et plus encore de progrès, de discernement spirituel.
Pour nos proches et tous ceux qui n’ont en ce monde aucune espérance surnaturelle, n’y a t-il pas dans les propos de Benoît XVI un véritable défi missionnaire ? Les âmes ont soif d’infini, d’un
Dieu que parfois leur raison ignore ou rejette : en sont témoins les veillées de prière, de pardon, de miséricorde qui fleurissent en Carême dans le désert spirituel de la société
matérialiste.
Que faire après une bonne confession au début du Carême ? Puisons dans l’oraison, dans l’adoration eucharistique, à la sainte messe, au long du chemin de Croix... la lumière et la force de
l’Esprit du Christ.
Que Marie, Notre-Dame de Lourdes, l’Immaculée Conception, nous aide à vivre et témoigner de l’Evangile de la Vie.
Abbé Tancrède Leroux, recteur
Vendredi 1 février 2008
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Par Eglise Saint-Georges
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Publié dans : EDITORIAL DU BULLETIN
«Famille humaine, communauté de paix»
Ce 1er janvier 2008, pour la 41e Journée mondiale pour la Paix, le
pape rappelle que la famille est « la première et irremplaçable éducatrice à la paix », le « prototype de tout ordre social » : « la famille naturelle constitue le lieu premier d’humanisation de
la personne et de la société, le berceau de la vie et de l’amour ».
Le 8 décembre dernier, après la belle montée aux flambeaux, le fraternel accueil du recteur de Notre-Dame de Fourvière et la bénédiction donnée par Benoît XVI (en lien avec les 150 ans des
apparitions de Lourdes), nous avons confié notre communauté et nos familles à la protection de l’Immaculée.
Notre famille est-elle, selon les mots du Saint-Père, cette « première société naturelle » appelée à « une saine vie familiale », où l’on fait « l’expérience de certaines composantes
fondamentales de la paix : la justice et l’amour entre frères et sœurs, la fonction d’autorité manifestée par les parents, le service affectueux envers les membres les plus faibles parce que
petits, malades ou âgés, l’aide mutuelle devant les nécessités de la vie, la disponibilité à accueillir l’autre et, si nécessaire, à lui pardonner » ?
Pour Benoît XVI, ce qui affaiblit la famille menace la paix, et inversement, tout ce qui aide la famille consolide la paix sociale, nationale, internationale. « La négation ou même la restriction
des droits de la famille, obscurcissant la vérité sur l’homme, menacent les fondements de la paix eux-mêmes ». « Celui qui, même inconsciemment, entrave l’institution familiale rend fragile la
paix dans la communauté tout entière, nationale et internationale, parce qu’il affaiblit ce qui, de fait, est la principale ‘agence' de paix ». « Chaque homme, chaque peuple est appelé à vivre et
à se sentir partie de la Famille humaine conçue par Dieu comme une communauté de paix ! »
Comme le précise le concile Vatican II, ‘Tous les peuples forment, en effet, une seule communauté ; ils ont une seule origine, puisque Dieu a fait habiter toute la race humaine sur la face de la
terre' (Nostra aetate, 1, 2). « Si la dignité de la personne humaine, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu est déjà révélée à l’homme dans l’Ancien Testament, l’unité du genre humain est
parmi les vérités les plus originales du Christianisme ».
C’est en tant qu’il est image, ressemblance, vivant reflet de Dieu que l’homme réalise la tranquillité de l’ordre, c’est à dire la paix : en lui, en sa famille autour de lui… Pour la famille
humaine, la sainte Famille est l’exemple de la communauté de paix ! L’Évangile de la Nativité annonce cette paix qui vient de Dieu : « Gloria in excelsis Deo et in terra pax in hominibus bonae
voluntatis ! »
Comment traduire : bonae voluntatis ? « Et sur la terre paix aux hommes, objets de sa complaisance » selon la Bible de Jérusalem ; « et, sur terre, paix chez les hommes de bon vouloir » pour
Crampon (« sur la terre paix pour ses bien-aimés » selon la T.O.B). Le temps de Noël nous rappelle que nous sommes fils de Dieu dans l’unique Fils de Dieu fait Homme ! Si lors du baptême de Jésus
la voix du Père révèle « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en lui j’ai mis mes complaisances », n’est-ce pas pour que nous ayons, dans note conformité au Christ reçue au baptême, une âme, un
esprit, un cœur où Dieu mette ses complaisances ?
Soyons bonae voluntatis en ouvrant notre âme à la grâce de filiation divine. En action de grâce, osons dire Pater noster en offrant l’encens de nos prières, l’or de notre charité et la myrrhe de
nos efforts. Dans la paix et la joie de la Nativité, nous offrons à toutes les familles nos vœux de sainte nouvelle année.
Abbé Tancrède Leroux, recteur
Samedi 12 janvier 2008
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Par Eglise Saint-Georges
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Publié dans : EDITORIAL DU BULLETIN
Confirmations, le dimanche 4 mai 2008 à 9 h 30, à l'Eglise St Georges.
Retraite à Triors du 1er au 3 mai 2008.
Merci de passer l’acte de baptême du futur confirmé à l’abbé Leroux.
Profession de Foi, le dimanche 18 mai 2008, à 9 h 30, à l'Eglise St Georges.
Première communion : le dimanche 25 mai 2008, à 9 h 30, à l'Eglise St
Georges.
Mardi 1 janvier 2008
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Par Eglise Saint-Georges
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Publié dans : ACTIVITES DE LA PAROISSE