De la communion eucharistique à la communion des saints.
Le pape Benoît XVI nous disait le 14 septembre à Lourdes :
« L'Hostie sainte exposée à nos yeux dit cette Puissance infinie de l'Amour
manifestée sur la Croix glorieuse… L'Hostie Sainte est le Sacrement vivant, efficace de la présence éternelle du Sauveur des hommes à son Eglise. »
«Jésus-Christ passé, dans la vérité historique de
la soirée au Cénacle, où nous ramène toute célébration de la sainte messe.
Jésus-Christ présent, parce qu'il nous dit : Prenez et mangez-en tous,
ceci est mon corps, ceci est mon sang…
L'Eucharistie est aussi Jésus-Christ futur, Jésus-Christ à venir. Lorsque
nous contemplons l'Hostie Sainte, son Corps de gloire transfiguré et ressuscité, nous contemplons ce que nous contemplerons dans l'éternité, en y découvrant le monde entier porté par son Créateur
à chaque seconde de son histoire. Chaque fois que nous Le mangeons, mais aussi chaque fois que nous Le contemplons, nous L'annonçons, jusqu'à ce qu'Il revienne, donec veniat. C'est
pourquoi, nous Le recevons avec un infini respect. »
Après avoir fêté la Toussaint, il est bon de faire dire des messes pour les saintes
âmes du purgatoire, car ces âmes font partie de la communion des saints. Communion où nous sommes invités à entrer et grandir si nous persévérons dans l'état de
grâce et les bonnes œuvres.
Cet état de grâce reçu au baptême est, pour saint Pierre, le fait surnaturel,
théologal, d'être dans le Christ rendu participant de la nature divine (2 P 1, 4). En cette année Saint-Paul, découvrons le mystère de la grâce dans l'épître aux Romains : nous sommes
justifié par la foi et sauvés par la grâce du Christ !
Saint Thomas d'Aquin nous donne trois clefs de lecture :
"Comme pour l'ange, notre fin suprême et dernière est au-delà du monde créé. La
béatitude est SURnaturelle : la vision de Dieu !
Donc tant dans l'ordre naturel, que dans l'ordre surnaturel de la grâce, nous
dépendons totalement de Dieu.
C'est pourquoi, notre liberté qui est aussi totale, doit être élevée, éclairée par
la causalité de la grâce de Dieu en nous. Etat de grâce qui doit être une totalité et non pas un "plus" ou un don transitoire ou juxtaposé.
Sur les pas des apôtres, de tous les saints et anges du ciel, en union de prière
avec les saintes âmes du purgatoire, aimons Dieu de TOUT notre cœur, de TOUTE notre âme, de TOUT notre esprit.
Abbé Tancrède Leroux, recteur
Mardi 11 novembre 2008
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18:00
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Publié dans : EDITORIAL DU BULLETIN
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Par Eglise Saint-Georges
"N'ayez pas peur !
Ayez le courage de vivre l'Evangile
et de le proclamer !"
Lors de son voyage en France, le Saint Père nous a aidé à rechercher Dieu (quaerere Deum) par la Parole de Dieu, la prière, l'adoration eucharistique, la vie sacramentelle et le
don de soi à Dieu et aux autres dans notre vocation de baptisé !
Au delà des rapports de l'Eglise et de l'Etat et de la définition française d'une laïcité, même «positive», Benoît XVI a rappelé qu'il serait dommage qu'on oublie, en France, l'héritage,
le patrimoine et le rôle civilisateur de l'Eglise catholique. Que sommes-nous donc en train de perdre ? La «Parole » ! La civilisation chrétienne de l'Europe et de la
France s'est construite à partir des monastères - civilisation d'une Parole incarnée, du Logos, Verbe de Dieu et civilisation de l'Amour sans laquelle la culture de la parole risque d'être
ensevelie sous de multiples « idoles ».
En ce mois d'octobre, la XIIe Assemblée du Synode des évêques, convoquée par le pape, a pour thème : « La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l'Eglise
», faisant suite à celle d'octobre 2005 consacrée à l'Eucharistie, source et somment de la vie et de la mission de l'Eglise :
« L'action spirituelle qui exprime et nourrit la vie et la mission de l'Eglise, se fonde obligatoirement sur la Parole. La Parole de Dieu requiert vénération et obéissance, pour répondre au
pressant appel à la pleine communion de tous les fidèles du Christ ». Benoît XVI espère que le synode aide « à mieux évaluer l'importance de la Parole dans la vie de chaque chrétien et de
chaque communauté, chrétienne mais aussi civile ».
Par sa bonté, son humilité et sa clarté, le Pape nous apprend à nous mettre à l'écoute, à «obéir» à Dieu
- comme un moine. Savoir entendre Dieu dans la tradition chrétienne, par
l'Eglise enseignante, Mère et Maîtresse, et dans l'Eglise comme communauté, ecclesia, épouse du Christ.
Il faut distinguer l'important de l'éphémère, l'essentiel du passager, le vrai du faux, le bien du mal, pour pouvoir entrer dans l'«espérance» ! «N'ayez pas peur !» Reprenant
l'exhortation de Jean-Paul II, Benoît XVI nous invite à ne pas opposer un « principe de responsabilité» au « principe d'espérance» : la vraie liberté et
responsabilité humaine, éclairée par la foi et la raison, fondée sur la Parole, doit déjà être en nous source de joie et de bonheur !
En ce mois du Rosaire, à l'école de l'Immaculée qui « gardait toutes ces choses en son cœur », vivons de la prière, de la présence de Dieu. A côté de la formation religieuse, que le
chapelet, la vénération de l'Eucharistie, la sainte messe nous réunissent à l'église et dans la communion des saints.
Avec l'assurance de nos prières.
Abbé Tancrède Leroux
Mercredi 1 octobre 2008
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Publié dans : EDITORIAL DU BULLETIN
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Par Eglise Saint-Georges
Progrès ou tradition ?
"Que d'hommes entre le Christ et moi !" (profession de foi du vicaire savoyard ; J-J Rousseau). Dieu nous
semble parfois loin, très loin… mais, mystérieusement, comme un signe qui réalise une réalité, une présence surnaturelle, l'Eglise continue l'Incarnation du Christ, l'Eglise est sacrement du
Christ.
Le Pape Benoît XVI vient en France pour le jubilé des 150 ans des apparitions de la Mère de Dieu à Lourdes ; successeur de Pierre, il vient aussi visiter la "fille aînée de l'Eglise", pour nous
rappeler que Jésus est la Voie qui mène à la Vérité et la Vie et qu'il nous faut, à temps et à contre temps, proclamer la Vérité et défendre la Vie !
Un autre thème de son pontificat est la mise en valeur de la liturgie. L'esprit de la "réforme de la réforme" n'est-il pas de « parvenir à une réconciliation interne au sein de l'Eglise », selon
le souhait du Saint-Père ?
En 1988, après les sacres de Mgr Lefebvre, le pape Jean-Paul II écrivait dans son Motu proprio Ecclesia Dei (n.4) : « A la racine de cet acte schismatique, on trouve une notion incomplète de la
tradition. Incomplète parce qu'elle ne tient pas suffisamment compte du caractère vivant de la tradition qui, comme l'a enseigné clairement le Concile Vatican II, "tire son origine des apôtres,
se poursuit dans l'Eglise sous l'assistance de l'Esprit-Saint" […] Mais c'est surtout une notion de la tradition, qui s'oppose au Magistère universel de l'Eglise lequel appartient à l'évêque de
Rome et au corps des évêques, qui est contradictoire. Personne ne peut rester fidèle à la tradition en rompant le lien ecclésial avec celui à qui le Christ, en la personne de l'apôtre Pierre, a
confié le ministère de l'unité dans son Eglise ».
Selon Pie XII, « la tradition est chose très différente du simple attachement à un passé disparu : elle est tout l'opposé d'une réaction qui se méfie de tout progrès salutaire. Son nom lui-même
étymologiquement est synonyme de cheminement et d'avancement. Synonymie, non identité. En effet, tandis que le mot "progrès" indique seulement le fait de la marche en avant, un pas devant
l'autre, en cherchant du regard un avenir incertain, la «tradition» signifie encore une marche en avant, mais d'une marche continue qui se déroule en même temps avec tranquillité et vigueur,
selon les lois de la vie, échappant à l'angoissante alternative : "Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait !" » (Allocution au patriarcat de la ville de Rome, 19 01 44).
La notion de "tradition" implique unité et progrès homogène. Malgré toutes les erreurs humaines, la sainte liturgie nous ouvre au mystère de la présence de Dieu. Le Catéchisme de l'Eglise
Catholique écrit : « De la première Communauté de Jérusalem jusqu'à la Parousie, c'est le même Mystère pascal que célèbrent, en tout lieu, les Eglises de Dieu fidèles à la foi apostolique. Le
Mystère célébré dans la liturgie est un, mais les formes de sa célébration sont diverses » (CEC 1200).
En 20 ans, les instituts Ecclesia Dei, qui regroupent de nombreuses vocations, ont grandi. Depuis l'an dernier, le Motu proprio de Benoît XVI a souligné l'unité d'un même rite romain vivant de sa
forme "traditionnelle" et de sa forme "actuelle". Ce Motu proprio a permis l'ouverture de nombreux lieux de culte avec la forme extraordinaire. Au sein des diocèses et des paroisses, il nous
appartient de développer les relations de confiance entre prêtres et fidèles de sensibilités différentes permettant l'éclosion du respect et de l'estime mutuels, et l'édification d'une véritable
communion respectueuse des personnes et des patrimoines.
Le cardinal Ratzinger notait que la célébration selon la «forme extraordinaire du rite romain» peut «tenir compte des principes essentiels de Sacrosanctum Concilium» (discours des 10 ans du Motu
proprio Ecclesia Dei) et n'est pas incompatible avec un développement homogène des formes liturgiques. Egalement, aux côtés de la forme ordinaire, la forme extraordinaire peut contribuer au
renouvellement de l'ars celebrandi des mystères divins.
Recevons avec piété filiale le magistère ordinaire de Benoît XVI qui prêche tant par son enseignement que par son exemple. En ce sens, j'espère que vous êtes nombreux à avoir relu les Actes des
Apôtres en ce début de l'Année Saint-Paul. Ils décrivent la ferveur de la première communauté chrétienne. Voilà tout un programme pour nous en ce début d'année scolaire : « Ils se montraient
assidus à l'enseignement des Apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières » (Ac 2, 42).
Avec l'assurance de nos prières à vos intentions.
Abbé Tancrède Leroux, recteur.
Lundi 1 septembre 2008
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Publié dans : EDITORIAL DU BULLETIN
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Par Eglise Saint-Georges