Carême de Justice et de Miséricorde
Il ne suffit pas de dire "Seigneur, Seigneur" pour entrer dans le Royaume des Cieux. Les paraboles de l’Evangile (les dix vierges, les talents…) montrent la nécessité de porter des fruits et donc de vivre du Christ. Or le Saint Esprit poussa Jésus au désert, il nous faut donc vivre ce Carême en étant poussé par l’Esprit Saint, en faisant œuvre de justice, de réparation et aussi de miséricorde. Selon l’Imitation de Jésus-Christ, « J’aime mieux sentir la componction que d’en savoir la définition » (livre I, chapitre I). Essayons donc de sentir, de consentir par notre volonté libre au mystère de la justice et de la miséricorde de Dieu, plutôt que d’en scruter le sens à la lumière de notre raison. « Qui est semblable à notre Dieu, lui qui siège là-haut, mais il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre ? » (Ps 113, 5). « A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils de l’homme, que tu en prennes souci ? » (Ps 8, 4).
Dieu est le Tout Autre, l’Eternel, le Créateur. Il a créé l’homme à son image…, et infiniment plus, « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle » (Jn 3, 16).
Notre Dieu est un Père, « plein de tendresse et de miséricorde » (Ps 103, 8). Nos résolutions de Carême, notre récollection, notre chemin de Croix… ne sont que des premiers pas pour rendre justice à Dieu par la vertu de religion, par notre amour filial : « Oui, je me lèverai et j’irai vers mon Père ! » (Lc 15, 18). L’Esprit Saint nous aide par ses dons à entrer dans la miséricorde du Père pour les pécheurs. Afin d’avoir part à sa Résurrection et à son Royaume, Jésus nous invite à avoir part à sa retraite au désert, à sa passion et à sa mort. Tel est le sens surnaturel – et, en un certain sens, infini, car la charité théologale en est la source – de nos petits actes de mortification et de pénitence.
Avec Marie qui accompagna Jésus jusqu’à la Croix, fortifiés par la grâce du Saint Esprit donnée par les sacrements et protégés de l’ennemi par notre ange gardien, continuons avec zèle, en justice et avec la componction, notre marche vers Pâques.
En ce carême, Benoît XVI brosse ainsi le portrait du prêtre :
« Pleinement homme et complètement à Dieu, le cœur mu de « compassion pour le monde et pour ses misères et vivant en communion avec le Christ par une prière constante ».
Merci de prier pour les prêtres, Nous vous assurons de nos prières.
Abbé Tancrède Leroux, recteur


