BULLETIN, FORMATION

 

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a commémoration de tous les fidèles défunts (2 novembre) est l'occasion de penser plus intensément au but de notre vie. Il ne suffit pas d'y penser une fois l'an, ni même lors des deuils qui nous affectent au cours de l'année, mais il est bon et salutaire de penser tous les jours à la mort et à ce qui doit la suivre, de nous rendre cette pensée familière. Pour les uns cette pensée les encouragera à persévérer dans l'amour de Dieu et du prochain malgré fatigues et contradictions, pour les autres elle les retiendra de pécher au moment où le frêle esquif de leur âme en butte à la tentation semble près de chavirer, pour d'autres encore elle les fera sortir d'une situation de péché, angoissante et même terrifiante pour celui qui y réfléchit un tant soit peu. Comment peut-on rester le cœur léger quand on mérite  l'enfer éternel ? Quelle légèreté effectivement, ou plutôt quelle folie ! L'Ecriture Sainte nous dit tout au contraire : « Opérez votre salut avec crainte et tremblement » (Phil. 2,12). Certes Saint Jean nous dit aussi : « L 'amour parfait bannit la crainte » (1 Jn 4,18), car nous voulons encourager la crainte filiale, don du Saint-Esprit, non la crainte servile. Le curé d'Ars, qui était hanté par la pensée du salut de ses ouailles, disait : «Dans le monde, on cache le ciel et l'enfer : le ciel, parce que si on en connaissait la beauté on voudrait y aller à tout prix ; l'enfer, parce que si on en connaissait les tourments, on voudrait les éviter coûte que coûte.» Chacun pourrait confirmer la vérité de ce propos. Puissions-nous dire comme le saint curé : « Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement. Je vous aime, ô mon Dieu, et je n'appréhende l'enfer que parce qu'on y aura jamais la douce consolation de vous aimer. » La pensée de la mort ne nous détourne pas de l'instant présent mais lui donne sa vraie perspective : un trésor mis à notre disposition pour monter vers Dieu. Quel repos dans cette pensée, quelle paix intérieure au milieu de la multitude de nos tâches et des soucis parfois accablants de nos pauvres vies ! Ne perdons pas de vue l'essentiel. Ne soyons ni grisés par les succès (parfois seulement apparents), ni abattus par les échecs (eux aussi parfois seulement apparents). Comme l'exprime un beau texte de Kippling : « Si tu peux rencontrer triomphe après défaite / Et recevoir ces deux menteurs d’'un même front ...». De même le livre de l'Imitation de Jésus-Christ nous dit : « Inquiétez-vous peu de savoir qui est pour vous ou contre vous, mais prenez soin que Dieu soit avec vous dans tout ce que vous faites » (II,2). Nous pouvons entreprendre bien des choses, nous passionner pour une œuvre ou une autre, mais finalement, tout cela n'est pas encore le Royaume de Dieu, tout cela n'est qu'accessoire et relatif. Dieu seul suffit ! « Unam petii a Domino, hanc requiram : ut inhabitem in domo Domini omnibus diebus vitae meae ut videam voluntatem Domini et visitem templum eius » (Ps 26,4) « J’ai demandé au Seigneur une seule chose, et je la rechercherai uniquement : c’est d’habiter dans la maison du Seigneur tous les jours de ma vie ; afin que je contemple les délices du Seigneur, et que je visite son temple. » Le Seigneur nous met en garde contre la dispersion, l'éclatement, l'étouffement dont nous sommes si souvent responsables. Ne cherchons pas d'excuses. Il n'y en a pas qui vaille que l'on abandonne ou que l'on délaisse, ne serait-ce qu'un moment, ce qui fait le but et le cœur de notre vie. « Une seule chose est nécessaire » (Luc 10,42). La pensée de la mort, revenons-y n'a donc rien de déprimant, rien de morbide, rien de stérile. Elle nous met dans les meilleures conditions pour bien accomplir notre mission ici-bas, notre devoir d'état, notre vocation d'homme. Elle favorise l'unité de tout notre être, corps, âme et esprit (cf 1 Thes 5,23) et de toute notre vie. Entretenons en nous le désir de voir Dieu, habituons-nous à vivre sous son regard, en sa présence, cherchons à Lui plaire en toutes choses, et la mort sera pour nous vraiment la rencontre attendue et préparée avec ferveur et grand désir et nous pourrons dire avec Sainte Thérèse de l'Enfant-jésus : « Je ne meurs pas, j'entre dans la Vie ! »

 

abbé Hugues de Montjoye

Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 21:14
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L

e dimanche 16 octobre dernier notre Saint-Père le pape a annoncé sa volonté de célébrer une « année de la foi ». Elle débutera le 11 octobre 2012 – 50e anniversaire de l’ouverture du Concile œcuménique Vatican II – et elle se conclura le 24 novembre 2013, en la solennité du Christ Roi de l’Univers (dernier dimanche de l’année liturgique dans la forme ordinaire). Les plus âgés parmi nous se souviennent sans doute que le serviteur de Dieu Paul VI avait lui-même convoqué une «Année de la Foi » analogue en 1967, à l’occasion du 19e centenaire du martyre des apôtres Pierre et Paul. Il l’avait conclue par sa magnifique « profession de foi ». Un texte majeur qui reprend les principaux points particulièrement niés ou malmenés à l’époque et qui le demeurent malheureusement aujourd’hui encore. Citons notamment l’affirmation de notre foi dans les dogmes du péché originel, de l’Eucharistie, des fins dernières. Cinquante ans après l’ouverture du Concile, le pape estime (je le cite) « qu’il est opportun de rappeler la beauté et le caractère central de la foi, l’exigence de la fortifier et de l’approfondir au niveau personnel et communautaire, et de le faire dans une perspective qui ne soit pas tant « célébratif » mais plutôt missionnaire, dans la perspective, justement, de la mission « ad gentes » (vers les païens) et de la nouvelle évangélisation ». Cette année sera donc une merveilleuse occasion de développer toujours plus notre élan et notre témoignage missionnaire. Dès cette année, à Saint-Georges, les lycéens étudient le « Youcat » (catéchisme donné par le Pape à tous les jeunes lors des dernières JMJ) mais il faudra sans doute profiter, l’an prochain, de cette « année de la foi » pour que les étudiants, les « jeunes professionnels » et les adultes se plongent sérieusement dans l’étude du « Catéchisme de l’Eglise Catholique » (et/ou de son Compendium) afin de mieux « rendre compte de l’Espérance qui est en nous » (1 P 3, 15). Il faudra aussi se demander où et comment être missionnaire ? Dès maintenant nous pouvons tous faire un petit examen de conscience : où en suis-je de mon devoir d’évangéliser, de faire connaître le Seigneur pour que mon prochain soit sauvé ? Nous sommes baptisés et confirmés afin de faire connaître et aimer le Seigneur : y sommes-nous fidèles ? Sommes-nous comme st Paul qui s’écriait : « malheur à moi si je n’évangélise pas » (1 Co 9, 16) ?

Abbé Laurent Spriet +



Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 21:12
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« Serviteurs de la joie » (2 Co 1, 24)


L

’Eglise est une servante, à la suite du Verbe de Dieu qui, pour notre salut, s’est fait notre serviteur et même notre esclave (puisqu’il a voulu laver les pieds de ses apôtres comme le faisaient les esclaves dans l’Antiquité). « Le disciple n’étant pas plus grand que son Maître », chaque baptisé et confirmé est appelé par Dieu à se faire le « serviteur de la joie » de ses frères : un semeur de joie par le témoignage de notre foi. En évangélisant nous devenons de vrais serviteurs de la joie de notre prochain : de sa joie ici-bas et de sa joie éternelle en lui indiquant Jésus, « Vérité et Chemin » (Jn 14, 6) qui mène à la Vie éternellement bienheureuse. Pourquoi parler de tout cela ? Parce que « serviteurs de notre joie » est le titre que notre Archevêque a choisi pour le grand rassemblement diocésain prévu de longue date afin de commémorer (là encore) l’anniversaire de l’ouverture du 2ème Concile du Vatican. Pour ceux qui suivent bien la vie de notre diocèse et les indications pastorales de notre évêque, ce n’est pas une surprise. Au terme de ces trois années consacrées à servir l’homme tout entier, qui est corps, âme et esprit comme le dit St Paul,  il était déjà prévu de se rassembler le dimanche 14 octobre 2012. Nous savons désormais le lieu où se déroulera cet événement diocésain : « Eurexpo » de 9h30 à 16h30. Très concrètement, cette journée commencera par le rappel de notre baptême et de notre confirmation. Ensuite le saint sacrifice de la Messe sera célébré par notre Archevêque. Il ordonnera durant cette messe les diacres et les prêtres de l’année 2012. Après un pique-nique tiré du sac, chacun pourra se diriger vers une activité de son choix : musique, spectacle sur les Béatitudes, stands où seront présentés les textes du dernier Concile. Enfin, tous les participants seront envoyés en mission par notre Archevêque. Cette assemblée dominicale sera un grand « coup d’envoi » de « l’année de la foi » voulue par notre pape. Dans cette perspective, une autre manière de célébrer cette année spécialement tournée vers notre foi et vers sa transmission sera sans doute de prendre le temps de lire et d’étudier les textes de Vatican II, ce qui fut fait ces dernières années avec l'abbé de Montjoye pendant deux ans avec le groupe d'étudiants, et un an avec un groupe d'adultes. Une belle occasion de sortir de « l’esprit du Concile » et du flou impressionniste entourant ses textes et leur interprétation. Car le Concile tout le monde en parle, et personne (ou presque) ne l’a lu… Nous aurons à découvrir, à approfondir, à comprendre son enseignement dans la continuité de la Tradition de l’Eglise puisque le Magistère, assisté par l’Esprit-Saint, ne peut se contredire (cf. discours à la Curie du 22 décembre 2005 de Benoit XVI). L’année de la Foi sera ainsi l’occasion de lire ou de relire les textes du dernier concile « de manière appropriée », car ce sont « des textes qualifiés et normatifs du Magistère, à l’intérieur de la Tradition de l’Église ». « Si nous lisons (le Concile) et le recevons guidés par une juste herméneutique [interprétation], il peut être et devenir toujours davantage une grande force pour le renouveau, toujours nécessaire, de l’Église » (extrait de la lettre apostolique « Porta Fidei » qui promulgue l’ouverture de cette année de la foi). L’Eglise n’est pas née à Vatican II. Elle n’y est pas morte non plus. Elle vit avant, pendant et après Vatican II et elle continue à annoncer «la vérité toute entière » conformément à la promesse de son Seigneur et Maître, grâce à l’assistance de l’Esprit Saint. Telle est notre foi et notre joie : soyons-en les humbles et fervents serviteurs.

 Abbé Laurent Spriet +


Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 21:11
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Pèlerinage en Turquie

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(Du Vatican, le 31 décembre 2008 ;
Agence Fides 3/2/2009)

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Février 2012

Intentions du Saint-Père

 

Intention Générale :

Pour que tous les peuples aient plein accès à l'eau et aux ressources nécessaires à leur subsistance quotidienne.

 

Intention Missionnaire

 

Pour que le Seigneur soutienne l'effort des personnels de santé des régions les plus pauvresdans l'assistance aux personnes malades et âgées.

 
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