« Serviteurs de la joie » (2 Co 1, 24)
|
L |
’Eglise est une servante, à la suite du Verbe de Dieu qui, pour notre salut, s’est fait notre serviteur et même notre esclave (puisqu’il a voulu laver les pieds de ses apôtres comme le faisaient les esclaves dans l’Antiquité). « Le disciple n’étant pas plus grand que son Maître », chaque baptisé et confirmé est appelé par Dieu à se faire le « serviteur de la joie » de ses frères : un semeur de joie par le témoignage de notre foi. En évangélisant nous devenons de vrais serviteurs de la joie de notre prochain : de sa joie ici-bas et de sa joie éternelle en lui indiquant Jésus, « Vérité et Chemin » (Jn 14, 6) qui mène à la Vie éternellement bienheureuse. Pourquoi parler de tout cela ? Parce que « serviteurs de notre joie » est le titre que notre Archevêque a choisi pour le grand rassemblement diocésain prévu de longue date afin de commémorer (là encore) l’anniversaire de l’ouverture du 2ème Concile du Vatican. Pour ceux qui suivent bien la vie de notre diocèse et les indications pastorales de notre évêque, ce n’est pas une surprise. Au terme de ces trois années consacrées à servir l’homme tout entier, qui est corps, âme et esprit comme le dit St Paul, il était déjà prévu de se rassembler le dimanche 14 octobre 2012. Nous savons désormais le lieu où se déroulera cet événement diocésain : « Eurexpo » de 9h30 à 16h30. Très concrètement, cette journée commencera par le rappel de notre baptême et de notre confirmation. Ensuite le saint sacrifice de la Messe sera célébré par notre Archevêque. Il ordonnera durant cette messe les diacres et les prêtres de l’année 2012. Après un pique-nique tiré du sac, chacun pourra se diriger vers une activité de son choix : musique, spectacle sur les Béatitudes, stands où seront présentés les textes du dernier Concile. Enfin, tous les participants seront envoyés en mission par notre Archevêque. Cette assemblée dominicale sera un grand « coup d’envoi » de « l’année de la foi » voulue par notre pape. Dans cette perspective, une autre manière de célébrer cette année spécialement tournée vers notre foi et vers sa transmission sera sans doute de prendre le temps de lire et d’étudier les textes de Vatican II, ce qui fut fait ces dernières années avec l'abbé de Montjoye pendant deux ans avec le groupe d'étudiants, et un an avec un groupe d'adultes. Une belle occasion de sortir de « l’esprit du Concile » et du flou impressionniste entourant ses textes et leur interprétation. Car le Concile tout le monde en parle, et personne (ou presque) ne l’a lu… Nous aurons à découvrir, à approfondir, à comprendre son enseignement dans la continuité de la Tradition de l’Eglise puisque le Magistère, assisté par l’Esprit-Saint, ne peut se contredire (cf. discours à la Curie du 22 décembre 2005 de Benoit XVI). L’année de la Foi sera ainsi l’occasion de lire ou de relire les textes du dernier concile « de manière appropriée », car ce sont « des textes qualifiés et normatifs du Magistère, à l’intérieur de la Tradition de l’Église ». « Si nous lisons (le Concile) et le recevons guidés par une juste herméneutique [interprétation], il peut être et devenir toujours davantage une grande force pour le renouveau, toujours nécessaire, de l’Église » (extrait de la lettre apostolique « Porta Fidei » qui promulgue l’ouverture de cette année de la foi). L’Eglise n’est pas née à Vatican II. Elle n’y est pas morte non plus. Elle vit avant, pendant et après Vatican II et elle continue à annoncer «la vérité toute entière » conformément à la promesse de son Seigneur et Maître, grâce à l’assistance de l’Esprit Saint. Telle est notre foi et notre joie : soyons-en les humbles et fervents serviteurs.
|
Abbé Laurent Spriet + |
