Psaume de David, avant qu’il fut oint

1 Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; qui craindrai-je ? Le Seigneur est le défenseur de ma vie ; qui pourra me faire trembler ?

2 Lorsque ceux qui veulent me perdre ont été près de fondre sur moi, comme pour dévorer ma chair ; ces mêmes ennemis qui me persécutent, ont été affaiblis et sont tombés.

3 Quand des armées seraient campées contre moi, mon cœur ne serait point effrayé ; quand on me livrerait un combat, alors même je serai encore plein de confiance.

4 J’ai demandé au Seigneur une seule chose, et je la rechercherai uniquement : c’est d’habiter dans la maison du Seigneur tous les jours de ma vie ; afin que je contemple les délices du Seigneur, et que je considère son temple.

5 Car il m’a caché dans son tabernacle ; et il m’a protégé au jour de l’affliction en me mettant dans le secret de son tabernacle : il m’a élevé sur la pierre.

6 Et dès maintenant il a élevé ma tête au-dessus de mes ennemis : j’ai fait plusieurs tours, et j’ai immolé dans son tabernacle une hostie avec des cris et des cantiques de joie ; je chanterai et je ferai retentir des hymnes à la gloire du Seigneur.

7 Exaucez, Seigneur ! la voix par laquelle j’ai crié vers vous ; ayez pitié de moi, et exaucez-moi.

8 Mon cœur vous a dit : Mes yeux vous cherchent. Je chercherai, Seigneur ! votre visage.

9 Ne détournez pas de moi votre face ; et ne vous retirez point de votre serviteur dans votre colère.

Soyez mon aide tout-puissant ; ne m’abandonnez point ; et ne me méprisez pas, ô Dieu, mon Sauveur !

10 Car mon père et ma mère m’ont quitté : mais le Seigneur s’est chargé de moi, pour en prendre soin.

11 Prescrivez-moi, Seigneur ! la loi que je dois suivre dans votre voie, et daignez à cause de mes ennemis me conduire dans le droit sentier.

12 Ne me livrez pas à la volonté de ceux qui m’affligent ; parce que des témoins d’iniquité se sont élevés contre moi, et que l’iniquité a menti contre elle-même.

13 Je crois fermement voir un jour les biens du Seigneur dans la terre des vivants.

14 Attendez le Seigneur : agissez avec courage : que votre cœur prenne une nouvelle force, et soyez ferme dans l’attente du Seigneur.


Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 21:08
- Publié dans : BULLETIN, FORMATION

Si

 


S

i tu peux voir détruit l’'ouvrage de ta vie

Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir,

Ou perdre d'’un seul coup le gain de cent parties

Sans un geste et sans un soupir;

 

Si tu peux être amant sans être fou d’'amour,

Si tu peux être fort sans cesser d’'être tendre

Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,

Pourtant lutter et te défendre;

 

Si tu peux supporter d'’entendre tes paroles

Travesties par des gueux pour exciter des sots,

Et d’'entendre mentir sur toi leurs bouches folles

Sans mentir toi-même d’un seul mot;

 

Si tu peux rester digne en étant populaire,

Si tu peux rester peuple en conseillant les rois

Et si tu peux aimer tous tes amis en frère

sans qu'’aucun d’eux soit tout pour toi;

Si tu sais méditer, observer et connaître

Sans jamais devenir sceptique ou destructeur;

Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,

Penser sans n'être qu'un penseur;

 

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,

Si tu peux être brave et jamais imprudent,

Si tu sais être bon, si tu sais être sage

Sans être moral ni pédant;

 

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite

Et recevoir ces deux menteurs d’'un même front,

Si tu peux conserver ton courage et ta tête

Quand tous les autres les perdront,

 

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire

Seront à tout jamais tes esclaves soumis

Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,

Tu seras un homme, mon fils.


 

Rudyard KIPPLING

poèmes écrit en 1910 traduit en français par André Maurois en 1918

Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 21:07
- Publié dans : BULLETIN, FORMATION
 


N

ous célébrions les années précédentes une messe de semaine en rite lyonnais, et nous avons souhaité développer cette liturgie en la célébrant dorénavant deux fois par semaine, le samedi et le dimanche à 9h. Ce n'est pas du folklore, ce n'est pas simple curiosité archéologique ou désir de rajouter au désordre liturgique en perturbant les fidèles habitués désormais uniquement au rite romain. C'est contribuer à la richesse de l'Eglise en maintenant un rite qui n'a pas été supprimé mais est simplement tombé en désuétude. Cela nécessite une certaine « gymnastique » pour entrer dedans, même si vu de l'extérieur les différences apparaissent mineures, du moins pour la messe basse et la messe solennelle. Le cas de la messe pontificale à la Primatiale est un cas à part. Beaucoup d'entre vous ne connaissent pas le rite lyonnais. Nous avons pensé utile de vous donner quelques brèves explications et nous tâcherons de donner au fur et à mesure des bulletins quelques prières propres à ce missel très vénérable. Ce mois-ci : petit survol historique.

 

« Le diocèse de Lyon jouit d’une liturgie particulière qui remonte d’une manière générale à la période carolingienne (IX-Xe siècle) ; certaines cérémonies pourtant, sont des usages introduits entre le XIIIe et XVIIIe siècle, de la Primatiale Saint Jean, où la liturgie était observée dans toute son ampleur, comme il convient à l’église de l’évêque et du chapitre. Tel qu’il se présente aujourd’hui, le rite lyonnais est, avec celui des Chartreux et des Dominicains, une survivance des anciennes liturgies romano-françaises qui se formèrent dans nos diocèses à l’époque de Charlemagne, lorsque cet empereur imposa les livres et le cérémonial romains, les substituant à ceux de la vieille liturgie gallicane fort négligée par ailleurs.

Les origines chrétiennes de l’Eglise de Lyon, fondée par des Asiates, Pothin, Irénée, venus de Smyrne, pourraient laisser croire à des influences orientales dans les rites également. L’histoire autant que l’étude comparée des documents ne permet pas d’accepter pareille supposition : les divergences entre les liturgies d’Orient et d’Occident ne remontent pas jusqu’aux premiers siècles, et tous les livres liturgiques lyonnais, sources des rites actuels, accusent une étroite dépendance avec les textes de la liturgie romaine du VIIIe siècle.

Cette organisation de la liturgie à Lyon fut l’oeuvre de Leidrade, évêque nommé par Charlemagne et restaurateur de toute la discipline ecclésiastique ; exécutant les instructions impériales, il appliqua les usages rituels de Rome avec une fidélité que ses successeurs et le chapitre primatial maintinrent religieusement jusqu’au XIIIe siècle.

La messe pontificale lyonnaise, avec sept acolytes, sept sous-diacres, sept diacres et six prêtres assistant l’archevêque, dépend directement des «Ordos» romains carolingiens. Les rites des messes chantées à cinq ou trois ministres sont des réductions postérieures, et ceux de la messe basse, comme ceux des messes de rite romain, restent des compressions de la messe chantée, dont ils gardent le formulaire et le dispositif d’ensemble. L’Ordinaire de la messe lyonnaise est une variante de celui des messes romaines comme en avaient tant d’autres églises particulières, mais que Lyon a conservé plus strictement.Malheureusement, on n’y a pas été aussi fidèle à garder intactes les autres parties du Missel : à partir du XVIIIe, on s’est trop rapproché des livres romains de saint Pie V ou des livres parisiens, et au XIXe on n’a rien osé reprendre d’un passé que le présent ne saurait oublier ni sacrifier.

Le Propre des Saints, ou Sanctoral, est très fourni, il exprime magnifiquement la fécondité spirituelle de l’Eglise de Lyon. C’est donc l’une des parties les plus riches de sa liturgie, les notices rédigées pour chaque fête le montrent bien. Le Sanctoral Lyonnais peut se diviser en quatre sections correspondant aux quatre périodes : primitive, mérovingienne, médiévale et moderne.

Dans la première, se trouvent avec les apôtres Pothin et Irénée, les martyrs «locaux» telle que Blandine et ceux des églises tributaires de Lyon : Chalon, Tournus, Vienne, Valence, Viviers.

Dans la seconde série, toute la suite des saints évêques lyonnais, les martyrs contemporains, Rambert, Didier, Léger, Priest, les évêques voisins comme Bonnet et les fondateurs des grands monastères de la région.

Dans le troisième groupe, moins nombreux, des évêques locaux : Agobard, Barnard, Jubin, auxquels il faut joindre des saints du calendrier romain ayant eu des attaches avec Lyon : Saints Thomas de Cantorbéry, Anselme, Bonaventure...

La quatrième série est la plus compacte, allant du XVIe avec François-Régis et s’arrête momentanément au XIXe avec Thérèse Coudec, en passant par Claude La Colombière, les martyrs de septembre, le Curé d’Ars et les admirables martyrs des Missions, ainsi que Saint François de Sales mort à Lyon, St Vincent de Paul dont le coeur est vénéré à la Primatiale, et pour les serviteurs de Dieu dont on demande au Seigneur la glorification ; les martyrs lyonnais et foréziens de la Révolution, J.-P. Colin et Marcellin Champagnat, fondateur des Pères et des Frères maristes, Ozanam, Pauline Jaricot et M. Gonin pour ne nommer que les plus connus.

A tous les âges, la vie chrétienne a eu, dans la noble métropole de Gaules, ses modèles, ses héros, qui attestent de la générosité de sa foi autant que de la charité des premiers apôtres, ses Pères, qui lui apportèrent le don de la grâce au Christ. »

 

Introduction d’une édition lyonnaise du Missel Quotidien et Vespéral du Révérend Père Morin, 1850.


Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 21:05
- Publié dans : BULLETIN, FORMATION

 

Une belle robe blanche à paillettes en or à l’église Saint-Georges de Lyon

           


L

’été dernier, de juillet à août, la Providence me fit vivre une expérience heureuse et inédite à l’église saint Georges de Lyon. Elle mit à contribution plusieurs personnes aussi généreuses les unes que les autres : je pense à M. Christophe GEFFROY, directeur de La Nef, un ami de longue date, qui m’ a mis en contact avec l’abbé LEROUX, ancien recteur de l’église saint Georges; la coopération missionnaire du diocèse de Lyon ; Mgr Philippe BARBARIN qui a accepté de m’accueillir dans son diocèse et Mgr Joseph SAMA, l’évêque de Nouna au Burkina Faso, qui m’a autorisé à faire le voyage ainsi que les prêtres de la maison sainte Blandine, les abbés de MONTJOYE (nouveau recteur), SPRIET et PATTYN et bien naturellement tous les fidèles de l’église Saint-Georges qui, en communion avec leurs pasteurs, m’ont offert à la fin du séjour un joli cadeau : « une belle robe blanche à paillettes en or ».

 

      Cette robe blanche est, en effet, un don de la Vierge Marie dont j’ai eu la joie de célébrer l’Assomption avec les fidèles de saint Georges au moment où bon nombre de jeunes de France et d’ailleurs étaient tournés vers  Madrid où ils sont allés  participer aux JMJ autour du saint Père, le pape Benoît XVI. Outre qu’elle est un don de la Vierge Marie, cette robe blanche à paillettes en or est en réalité un symbole. Dans ce sens, elle est l’image de la sainteté des élus ; elle évoque la pureté de la Vierge immaculée que les fidèles de l’Eglise saint Georges aiment prier chaque soir avant la messe de 18H30. Cette robe blanche que j’ai emportée avec moi en Afrique, symbolise aussi la splendeur de Notre Seigneur Jésus-Christ que les fidèles de l’Eglise saint Georges aiment  saluer et adorer dans le Saint Sacrement. A ce sujet, je garde un bon souvenir des veilles d’adoration, les premiers vendredis du mois. L’âme s’élève vers Dieu quand elle se découvre à nu devant Dieu, et elle se purifie lorsque après s’être découverte indigne, elle se hâte avec foi vers Celui qui est seul capable de le rétablir dans sa dignité d’enfant de Dieu et donc de le purifier dans le sacrement de la réconciliation. Eh oui, en effet, merci à vous chers fidèles de l’église saint Georges pour la dévotion que vous avez à la Vierge Marie, je dirai à Notre Dame de Fourvière ; merci pour le désir sincère que vous avez de devenir des saints par votre fréquentation pieuse et régulière du sacrement de la Réconciliation.

 

      A l’heure où beaucoup de catholiques pensent peu à la grandeur de ce trésor de grâces, et ne le fréquentent presque plus, vous témoignez ainsi,  chers fidèles de l’église saint Georges, que pour s’approcher du Christ réellement présent dans l’Eucharistie, il convient de s’y préparer dans la joie d’un cœur contrit, purifié et réconcilié avec Dieu et avec le prochain. A la vérité, en vous accueillant au confessionnal l’ été passé, vous m’avez fait rencontrer Dieu en chacune de vos âmes que je continue de confier à la miséricorde divine afin que Lui, le miséricordieux, les garde de tout mal au milieu d’un monde perverti qui se moque de la pénitence et qui a pourtant plus que jamais besoin de la miséricorde divine.

 

      Merci encore une fois, de vos dons, reflet du don inestimable que Dieu fait de son Fils dans l’Esprit Saint ; ce don inestimable, ce don précieux  que symbolise la robe blanche à paillettes en or,  c’est, pour tout dire, le Ressuscité, le Christ, par qui et en qui, nous offrons à Dieu le Père dans l’Esprit Saint, le nouveau culte en esprit  et en vérité dont la messe tridentine est l’expression hautement manifeste et visible à travers la beauté du chant grégorien, la profondeur des textes, le silence sacré ainsi que la cohérence des attitudes et gestes  rituels ou si vous voulez, l’harmonie entre le signifiant et le signifié qui s’impose aussi bien au prêtre qu’aux fidèles chaque fois qu’est célébrée à l’autel de Dieu, la sainte Messe. Un merci particulier à mes chers amis les enfants. Certains d’entre eux ont  failli l’une ou l’autre fois altérer,  par leurs pleurs intempestifs, le climat de recueillement pendant la messe. Je souhaite que la prochaine fois, les parents les en empêchent très charitablement et juste à temps. Cette petite note négative, chers fidèles,  ne me fait pas pour autant déconsidérer votre attachement équilibré à la messe tridentine que j’ai eu la joie de célébrer avec vous et pour vous selon l’ouverture ecclésiale du Motu Proprio Summorum Pontificum promulgué par le pape Benoît XVI, le 7 juillet 2007, date anniversaire de mon ordination presbytérale. Il n’y a qu’un unique rite romain dont la messe tridentine est l’ancienne  forme en plus de la nouvelle forme du même rite ; la nouvelle étant plus répandue mais  tout aussi valide et licite que l’ancienne. On peut dire que les fidèles d’une église sont à l’image de leurs pasteurs. Merci donc à vous chers fidèles  de l’église saint Georges et à vos pasteurs pour votre ouverture ecclésiale  à la dimension de l’Eglise universelle, ouverture qu’il faudrait travailler à promouvoir afin qu’elle devienne un acquis pour tous nos frères catholiques de toutes les sensibilités dévotionnelles. Prions Notre Dame de Fourvière à cette intention et que par sa prière, la Providence nous donne de nous revoir sans trop tarder, si telle est sa volonté. Oremus pro invicem !

 

Abbé Toussaint DAMAN


Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 21:03
- Publié dans : NEWS, EVENEMENTS

 

 

Toute la communauté de la Maison Sainte-Blandine
souhaite à tous les fidèles de Saint-Georges
une bonne et sainte année 2012
dans le Seigneur

 

 

PELERINAGE à ROME

 

pour étudiants et jeunes professionnels  (18-30 ans)

du dimanche 12 février au samedi 18 février 2012

 

 

 

Pèlerinage en Turquie

28 Avril - 5 Mai 2012

Inscription à l'adoration du 1er vendredi du mois

ici

Inscription au service fleurs

ici

Consultez

le dernier bulletin paroissial

(Janvier 2012)

Rechercher

APOSTOLAT DE LA PRIERE

2012
(Du Vatican, le 31 décembre 2008 ;
Agence Fides 3/2/2009)

-wsb-480x623-PapstBenedikt36.jpg 
Janvier 2012

Intentions du Saint-Père

 

Intention Générale :

Les victimes des catastrophes naturelles
 - Pour que les victimes des catastrophes naturelles reçoivent le soutien spirituel et matériel nécessaire 
afin de reconstruire leur vie.

 

Intention Missionnaire

 

L'engagement des chrétiens pour la paix -
Pour que l'engagement des chrétiens en faveur de la paix soit l'occasion de témoigner du nom
du Christ à tous les hommes de bonne volonté.

 

 

 

 



 

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés