Samedi 8 novembre 2008
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Élisabeth Catez est née à Farges-en-Septaines (près de Bourges) le 18 juillet 1880. Le 22 juillet 1880, elle est baptisée. Ses parents déménagent en 1881 à Auxonne. En 1883, Élisabeth a une
nouvelle sœur Marguerite. À l’âge de 8 ans, en 1888, elle fait la confidence au chanoine Angles « Je serai religieuse ». En avril 1891, elle fait sa première communion et elle est confirmée en
juin 1891. Elle est inscrite au conservatoire de Dijon, dans laquelle elle apprendra le piano, et recevra très vite des prix de solfège (premier prix de solfège en 1893…).
En 1894, elle fait le vœu de virginité, et espère entrer au Carmel. Elle passe des vacances dans le midi et dans les Pyrénées, ainsi que dans le Jura. En 1899, elle écrit son journal. Sa mère
consent le 26 mars 1899 à ce que sa fille entre au Carmel à sa majorité (21 ans).
Le 2 août 1901 elle entre au Carmel de Dijon, et prend l’habit le 8 décembre 1901, sous le nom d’Élisabeth de la Trinité. Le 21 janvier 1903 elle prend le voile.
En 1904 elle écrit sa très célèbre prière « O mon Dieu, Trinité que j’adore ».
Pendant ses années de Carmel Élisabeth écrira de nombreuses lettres ainsi que des poèmes et des écrits spirituels, notamment axès sur la Trinité et la louange. En 1905, pendant le Carême, elle a
les premiers symptômes de la maladie d'Addison, une insuffisance surénalienne. Le 19 mars 1906, elle entre à l’infirmerie, où elle vivra sa maladie, continuant à écrire. Elle meurt le 9 novembre
1906, après avoir reçu la communion le 1er novembre.
Élisabeth de La Trinité est béatifiée le 25 novembre 1984 dans la Basilique saint Pierre de Rome par le pape Jean-Paul II. Depuis lors, elle est devenue Bienheureuse Élisabeth de La
Trinité.
Bienheureuse Élisabeth de La Trinité est fêtée le 8 novembre.
PRIERE
Ô mon Dieu, Trinité que j'adore O mon Dieu, Trinité que j'adore, aidez-moi à m'oublier entièrement pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité. Que
rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre
ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre Action
créatrice. O mon Christ aimé crucifié par amour, je voudrais être une épouse pour votre Coeur, je voudrais vous couvrir de gloire, je voudrais vous aimer... jusqu'à en mourir ! Mais je sens mon
impuissance et je vous demande de me « revêtir de vous même », d'identifier mon âme à tous les mouvements de votre âme, de me submerger, de m’envahir, de vous substituer à moi, afin que ma vie ne
soit qu'un rayonnement de votre Vie. Venez en moi comme Adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur. O Verbe éternel, Parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à vous écouter, je veux me faire
tout enseignable, afin d'apprendre tout de vous. Puis, à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et demeurer sous votre grande lumière; ô
mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse plus sortir de votre rayonnement. O Feu consumant, Esprit d'amour, « survenez en moi » afin qu'il se fasse en mon âme comme une incarnation du
Verbe : que je Lui sois une humanité de surcroît en laquelle Il renouvelle tout son Mystère. Et vous, ô Père, penchez-vous vers votre pauvre petite créature, « couvrez-la de votre ombre », ne
voyez en elle que le « Bien-Aimé en lequel vous avez mis toutes vos complaisances ». O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds, je me livre à vous comme une
proie. Ensevelissez-vous en moi pour que je m'ensevelisse en vous, en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs.
Publié dans : VIES DE SAINTS
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Par Eglise Saint-Georges