« La nuit est avancée, le jour est proche »
L’Avent nous ouvre les portes d’une nouvelle année liturgique.
Comment saint Paul, ou plutôt Saul de Tarse, a t-il vécu l’Avent historique ? Sans doute avait-il une attente à la fois très scripturaire et politique du Messie, une espérance messianique nationale et pharisienne ?
Devenu une créature nouvelle par sa conversion, un homme nouveau par son baptême, saint Paul sera l’Apôtre des nations païennes. Sa vie toute entière devient une nouvelle attente, un Avent, à la fois liturgique et quotidien, de « la gloire à venir » - Avent futur du retour, de la parousie du Christ Roi.
En son deuxième chapitre de L’esprit de la liturgie, le cardinal Ratzinger soulignait que la liturgie englobe le cosmos et l’histoire ! Ce que les ères de l’Eglise appellent la re-création, à la suite de l’Apôtre : « J'estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité, - non de son gré, mais à cause de celui qui l'y a soumise, avec l'espérance qu'elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or, nous savons que, jusqu'à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l'enfantement. Et ce n'est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l'Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l'adoption, la rédemption de notre corps. Car c'est en espérance que nous sommes sauvés » (Rm 8, 18-24).
Comment devons-nous, sur les pas de saint Paul, vivre l’année liturgique ? Comme offrande quotidienne et participation de chaque instant, à travers le cosmos et notre histoire personnelle, de notre vocation unique ou prédestination : « Car ceux qu’il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » (Rm 8, 29-30).
L’expérience le confirme, l’homme ne parvient pas par ses propres moyens à retrouver le chemin vers Dieu. Le chemin vers Dieu est le Logos, La Parole, le Verbe fait Homme, le Messie promis et attendu présent dans l’Eucharistie, donné dans la liturgie.
Outre l’espérance invincible de saint Paul, que la grande figure du Baptiste et la maternelle protection de l’Immaculée Conception nous guident en ce chemin d’Avent.
Avec l’assurance de nos prières à vos intentions.

Avant et après les messes de 9 h 00 et de 18 h 30.
Lundi : Abbé Dor / Abbé de Montjoyes
Mardi
: Abbé de Montjoyes / Abbé
Leroux
Mercredi : Abbé Leroux / Abbé de Montjoyes
Jeudi : Abbé de Montjoyes / Abbé
Dor
Vendredi : Abbé Leroux / Abbé de Montjoyes
Samedi : Abbé Leroux
Abbé Tancrède Leroux, Recteur
Abbé Timothée Pattyn, Chapelain
Abbé Marc-Antoine Dor
Abbé Hugues de Montjoye