ASSOCIATION TOTUS TUUS

Samedi 14 novembre 2009
L’association sacerdotale Totus tuus a organisé une session de théologie pour prêtres sur le thème :

« Quelle prédication des fins dernières aujourd’hui ? »

à Ars, les 9-12 novembre 2009.

(Les actes seront disponibles dans quelques mois.)


Dans "Entrez dans l’espérance" (Plon/Mame, 1994), Jean-Paul II évoquait le silence pudique du discours ecclésial contemporain sur les fins dernières : « il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que, oui, l’homme s’est égaré, les prédicateurs se sont égarés, les catéchistes se sont égarés, les éducateurs se sont égarés. C’est pourquoi ils n’ont plus le courage de "menacer de l’enfer". Et il se peut même que ceux qui les écoutaient aient cessé d’en avoir peur » (p. 274). 

Dans son encyclique Spe salvi du 30 novembre 2007, Benoît XVI affirme que c’est notre regard « en avant » (n. 41), vers le Jugement dernier, qui fonde notre espérance. Le Pape n’hésite pas à évoquer le statut de l’âme séparée du corps dans une condition intermédiaire entre la mort et la résurrection : le purgatoire (n. 44). Dans cette encyclique, Benoît XVI opère une critique du christianisme moderne, notamment d’une conception individualiste du salut.

Au cours de cette session, différents aspects de cette question décisive et ultime furent envisagés :

« Le salut pour tous ? » par le père L.-M. Pocquet du Haut-Jussé sjm.
« L’eschatologie du théologien Joseph Ratzinger » par l’abbé Christian Gouyaud.
« La tension eschatologique chez les prophètes (Heb 11,1-40) et dans l'Apocalypse (1,9-3,22), par le père Denis Marion.
« Enjeux actuels d’une théologie du purgatoire » par le père Paul Preaux.
« La résurrection : réflexions du cardinal Ratzinger » par le père Anne-Guillaume Vernaekt.
« Le sort des enfants morts sans baptême, à partir du document de la Commission théologique internationale » par l’abbé Tancrède Leroux.
« La prédication du saint curé d’Ars sur les fins dernières était-elle janséniste ? » par l’abbé Marc-Antoine Dor.
« L’eschatologie de saint Irénée », par le père Bertrand, s.j.
« Liturgie des funérailles et mystère du purgatoire » par l’abbé Albert Jacquemin.


N.B. : En lien avec les Missionnaires de la Miséricorde Divine, les prêtres de Totus tuus vous proposent de participer à  :

  * La session d’apprentissage à la forme extraordinaire de la messe à l’abbaye du Barroux
(84330) du 8 au 12 février 2010

  * La retraite sacerdotale à l’abbaye de Triors
(26200) du lundi 22 au vendredi 26 février 2010. Elle sera prêchée par M. l’abbé Jean-Pierre Gac, modérateur de la Fraternité Saint-Thomas-Becket.
- Par Eglise Saint-Georges
Vendredi 28 novembre 2008

Lu dans Famille chrétienne , n° 1611 :

"Mgr Cattenoz vient de rendre publique l’association sacerdotale Totus Tuus, qui rassemble des prêtres diocésains attachés sans exclusive à la forme extraordinaire du rite romain. Certains ont grandi et ont été formés selon la forme ancienne du rite. D’autres sont prêts à apprendre à célébrer selon cette liturgie, en vertu du motu proprio de Benoît XVI. Mais tous ces prêtres, incardinés dans différents diocèses français, veulent inscrire profondément leur ministère dans la vie diocésaine. C’est à eux que s’adresse l’association sacerdotale « Totus Tuus », érigée par Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon, et que celui-ci vient de présenter à ses confrères lors de leur récente assemblée plénière à Lourdes. [...]

L’association n’est pas uniquement fondée sur cet engagement à mettre en œuvre le Motu Proprio Summorum Pontificum, [...] Celle-ci appuie sa spiritualité sur la dévotion mariale, à la suite de saints comme Louis-Marie Grignion de Montfort et Maximilien Kolbe, d’où son nom. Mais aussi sur quatre piliers tirés de la description de la première communauté chrétienne, dans le deuxième chapitre des Actes des Apôtres : «Ils se montraient assidus à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières.» [...]

L’objectif, «surtout si des séminaristes rejoignent Totus Tuus, est qu’ils soient formés comme tous les séminaristes de France, qu’ils apprennent à grandir ensemble, de manière à ce que les conflits qui existent autour de cette question-là soient tout-à-fait obsolètes dans quelques années». Côté propositions, Totus Tuus organise cette année une retraite spirituelle à l’abbaye de Triors sur l’épître aux Ephésiens, et une formation liturgique à celle du Barroux."

- Par Eglise Saint-Georges
Samedi 15 décembre 2007
- Par Eglise Saint-Georges
Samedi 1 décembre 2007

Entretien, Mgr Cattenoz & abbés Gouyaud et Leroux, La Nef, n° 188 décembre 2007, pp 20-21.

L’Association Totus Tuus

Depuis plusieurs années, j’étais en contact avec des prêtres venant régulièrement dans mon diocèse pour célébrer la messe dans la forme tridentine. L’an dernier, nous étions tous dans l’attente d’un « Motu Proprio » annoncé. Je me demandais comment nous pourrions répondre au désir du Saint-Père à travers ce « Motu Proprio ». Je portais tout cela dans ma prière, demandant à l’Esprit Saint de m’éclairer. Puis, à la demande de plusieurs de ces prêtres, j’ai accepté de passer une journée avec eux. Ensemble nous nous sommes retrempés dans les premiers chapitres des Actes des Apôtres et dans la naissance de la première communauté au souffle de l’Esprit. Je leur ai proposé alors de rédiger une charte à la lumière des quatre piliers de la vie de la première communauté chrétienne : « Ils étaient fidèles à l’enseignement des apôtres, à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières ».

Dans la confiance nous nous sommes revus de nouveau une journée au début de l’été. En fin d’été, nous avons passé ensemble quelques jours dans les Alpes pour finaliser la charte. Tout était prêt pour se lancer dans cette aventure dans la lumière du « Motu Proprio » qui venait de sortir. Après avoir présenté mon projet à plusieurs évêques français et au Cardinal Castrillon Hoyos, le 16 octobre dernier, date anniversaire de l’élection de Jean-Paul II, j’érigeais officiellement l’Association « Totus Tuus ».

Le but de cette Association est d’apporter aux prêtres qui en feront partie un soutien spirituel et fraternel, mais aussi de leur permettre de s’intégrer de nouveau et pleinement dans la vie du presbyterium de nos diocèses. Attachés, sans exclusive, à la forme extraordinaire de la liturgie de l’Église, ils veulent vivre pleinement dans la lumière du Motu Proprio selon lequel : « les deux expressions de la lex orandi de l’Église n’induisent aucune division de la lex credendi de l’Église ; ce sont en effet deux mises en œuvres de l’unique rite romain ». Ils veulent vivre pleinement leur sacerdoce au cœur de nos diocèses sous la conduite de leurs évêques. L’Association devrait à terme permettre de dépasser les tensions et les incompréhensions au cœur même de l’Église entre des gens qui tous se savent membres de l’unique Corps du Christ. Les prêtres membres de l’Association veulent vraiment être dans la charité des artisans de paix et d’unité au cœur de l’Église. A la lumière de la lettre de Jean-Paul II à l’aube du troisième millénaire, ils veulent que nos communautés chrétiennes deviennent d’authentiques écoles de la communion dans la charité.

Le Motu Proprio ne dessaisit aucunement les évêques de leur triple charge d’enseigner, de sanctifier et de conduire le Peuple de Dieu, il les invite au contraire à œuvrer pour que nous retrouvions par delà deux expressions, l’une extraordinaire et l’autre ordinaire de la lex orandi de l’Église une unité toujours plus profonde et plus vraie au cœur de l’Église pour un meilleur service missionnaire au cœur de notre monde d’aujourd’hui.

Lors de notre Assemblée plénière des Évêques de France à Lourdes, nous avons partagé sur la mise en œuvre du Motu Proprio dans nos diocèses. Il se met en place progressivement et paisiblement. Il faudra encore du temps pour que nous apprenions tous, de part et d’autre, à vivre dans la confiance réciproque et nous avons tous à nous convertir pour nous laisser toujours davantage conduire par l’Esprit Saint.

Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon



- Par Eglise Saint-Georges
Samedi 1 décembre 2007
"Dépasser les tensions et les incompréhensions."

 

Si certains évêques renâclent face au Motu proprio Summorum Pontificum au point que Rome devrait prochainement publier une « explication » de ce texte, Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon, érige dans son diocèse l’association sacerdotale Totus tuus destinée aux prêtres diocésains qui célèbrent selon la forme extraordinaire du rite romain. Entretien avec le modérateur, notre collaborateur l’abbé Christian Gouyaud, curé de la paroisse personnelle de la Croix glorieuse à Strasbourg et avec le secrétaire, l’abbé Tancrède Leroux, recteur de l’église Saint-Georges à Lyon.

 

1) La Nef : Pourquoi avoir créé l’association de prêtres Totus tuus?

Abbé Gouyaud : Encouragées par l'Eglise, les associations sacerdotales «  proposent une règle de vie adaptée et dûment approuvée, et un soutien fraternel qui aident les prêtres à se sanctifier dans l'exercice du ministère ». L'association Totus tuus offre cette règle et ce soutien aux prêtres diocésains « attachés à la "forme extraordinaire de l'unique rite romain" » et engagés dans l'application du Motu proprio Summorum pontificum. Cependant, la Charte de l'Association dépasse ce cadre liturgique. Comme l'a  souligné Mgr Cattenoz, l'option d'une forme liturgique ne suffit pas à fonder une spiritualité sacerdotale. Nous sommes plusieurs à en avoir fait l'expérience.

Abbé Leroux : Les prêtres à l’origine de l’association appartiennent à la « génération Jean-Paul II ». De là, sa devise épiscopale – Totus Tuus - comme nom de l’association et surtout sa piété mariale comme l’un des fondements de notre spiritualité.

 

2) Pourriez-vous nous expliquer quel sera le cheminement pour un jeune garçon ayant une vocation et qui serait intéressé de rejoindre l'association ?

A. L. : L'association n'incardine pas de prêtres. Se former en vue du sacerdoce et rejoindre l'association sont donc deux questions différentes. Cependant nous portons le souci des vocations et des candidats au sacerdoce sont en lien avec l’association. Il n'est peut être pas utile de multiplier les séminaires ? Pourvu que la formation prenne en compte le critère indispensable d'une « herméneutique de la réforme dans la continuité de l'unique sujet-Eglise », concernant l'enseignement depuis Vatican II, des séminaristes peuvent être intégrés dans un séminaire diocésain où l'expression liturgique traditionnelle serait prise en compte et respectée. Aujourd’hui de telles possibilités existent et se mettent en place pour les jeunes attachés à cette liturgie.

 

3) Cette association est-elle un fruit du Motu proprio et en quoi ?

A. G. : Cette association était déjà en chantier avant la promulgation du Motu proprio. Erigée après la publication de ce texte, elle constitue, de la part de Mgr Cattenoz, une réponse positive et originale à ce que souhaite Benoît XVI. Contrairement à ce qui a pu être parfois dit, les évêques n'ont pas perdu la main dans ce dossier : la solution apparente d'un diocèse personnel ou d'une administration apostolique a été écartée, pour ne pas soustraire ce type de ministère à leur juridiction. Il est donc particulièrement heureux que des évêques prennent des initiatives dans ce sens. Deux écueils doivent être évités : l'opposition d'une fin de non recevoir à une telle demande des fidèles ; l'octroi d'un statut « à part » qui marginalise ce type de célébration. Comme je l'ai déjà écrit dans La Nef , en s'adressant principalement aux curés qui accueillent le tout-venant sans sectorisation a priori de leur sollicitude pastorale, Benoît XVI normalise cette forme liturgique par sa dévolution au niveau le plus élémentaire qu'est la paroisse.

 

4) Ne craignez-vous pas de faire concurrence aux instituts Ecclesia Dei ?

T.L. : Le premier impact du Motu proprio devrait être de désenclaver la forme liturgique traditionnelle. A partir de là, il y aura du travail pour tous ceux qui veulent exercer un ministère pastoral en vertu d’une mission reçue par l’évêque du lieu. Nous souhaitons surtout mettre l'accent sur cette cohérence demandée par le Pape de ne pas exclure en pratique de célébrer aussi selon la forme ordinaire dès lors qu'on lui reconnaît d'être valide et sanctifiante, notamment par la concélébration qui est un signe de l'unité du presbyterium autour de l'évêque. L’association sacerdotale, de droit diocésain, n’est pas un institut de droit pontifical. En ce qui nous concerne, nous ne sommes pas du tout dans une logique d’exemption.

 

5) Comment voyez-vous l'avenir liturgique depuis la publication du Motu proprio ? 

C.G. : Benoît XVI entend « parvenir à une réconciliation interne au sein de l'Eglise ». Les deux formes rituelles peuvent s'enrichir et, à terme, l'avenir est dans la fameuse « réforme de la réforme » qui conservera les aspects positifs de l’une et de l’autre. Les principes essentiels de la Constitution conciliaire sur la liturgie doivent d'ailleurs guider la célébration selon l'ancien missel, comme le recommandait le cardinal Ratzinger lors des 10 ans du Motu proprio Ecclesia Dei. Si, dans la situation présente, il faut mettre un terme aux abus liturgiques, il convient aussi d’éviter « les exagérations [qui] ne manquent pas, ni parfois des aspects sociaux indûment liés à l'attitude de certains fidèles attachés à l'ancienne tradition liturgique latine ». Heureusement, bien des fidèles souhaitent répondre au vœu d'unité ecclésiale et de pacification liturgique du Saint Père.

 

6) Sauf quelques exceptions, les évêques français ne semblent pour le moment pas vouloir profiter du Motu proprio pour établir une véritable paix liturgique et faciliter les souhaits des fidèles attachés aux anciennes formes liturgiques : comment analysez-vous cela ?

T.L. : Des initiatives sont prises ici ou là. Mais, après seulement trois mois, un bilan n'est-il pas prématuré ? Certains comportements revendicatifs ne sont peut-être pas les plus à même d'accréditer des demandes d'application du Motu proprio. De part et d'autre, comme le souligne Benoît XVI dans sa lettre, c'est surtout l'ouverture de cœur qui permettra d'avancer. Collaborateurs de l'évêque et pleinement attachés à la forme extraordinaire du rite romain, les prêtres de l'association  Totus tuus  souhaitent contribuer à dégager cette forme liturgique de certaines problématiques qui, à juste titre, inquiètent les pasteurs. Ils sont reconnaissants aux évêques qui, parfois depuis plusieurs années, à la suite de Jean-Paul II puis de Benoît XVI, ont eu un comportement vraiment paternel pour les fidèles attachés à la forme extraordinaire.
 




- Par Eglise Saint-Georges

DEO GRATIAS !


DROITS DE LA VIE



90 gisants contre l’euthanasie : couchés aux pieds d’une seringue géante, devant l’Assemblée nationale, 90 membres de l’Alliance pour les Droits de la Vie ont manifesté silencieusement, jeudi 19 novembre 2009 à partir de 9h du matin, au moment où commençait à l’Assemblée nationale le débat autour de la proposition de loi socialiste visant à légaliser l’euthanasie. Pour en savoir plus :

PERMANENCE DES PRÊTRES


Avant et après les messes de 9 h 00 et de 18 h 30.


Lundi        : Abbé Dor / Abbé de Montjoyes


Mardi       : Abbé de Montjoyes / Abbé  Leroux


Mercredi : Abbé Leroux  / Abbé de Montjoyes


Jeudi        : Abbé de Montjoyes / Abbé Dor


Vendredi
 : Abbé Leroux / Abbé de Montjoyes


Samedi  
  : Abbé Leroux

CONTACTER LES PRETRES

 

02-04-008-copie-1.jpgAbbé Tancrède Leroux, Recteur

abbeleroux@gmail.com


ABTP-1.jpgAbbé Timothée Pattyn, Chapelain

abbepattyn@gmail.com



100-2538.JPGAbbé Marc-Antoine Dor

abbedor@gmail.com


Abbé Hugues de Montjoye

hdemontjoye@laposte.net 

ZENIT.ORG

ECOLES CATHOLIQUES

 

 

 
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