La Toussaint
Notre vocation de baptisé est celle de la sainteté : la sainteté de la grâce sanctifiante en ce monde et la sainteté de la gloire, de la vision béatifique, dans le royaume de Dieu. Contempler les merveilles de Dieu en la compagnie de tous les saints de tous les temps, telle est le but de la communion des saints.
En ce mois des âmes des fidèles défunts, offrons nos prières d’intercession à notre Sauveur. Pour soi, pour nos proches, pour les défunts, aimons à réciter souvent les actes de contrition, de foi, d’espérance et de charité. Après un bon examen de conscience et une confession fructueuse, recevons le Corps du Christ, avec l’amour de l’épouse du cantique des cantiques : « J’ai trouvé Celui qu’aime mon âme, je le tiens, rien ne me séparera de Lui » (Ct III,4). Participons avec une âme de grand désir au sacrifice eucharistique, qui est pour nous le gage de la vie éternelle.
Dans une apparition, Notre Seigneur, disait à sainte Mechtilde : « les saints du ciel assisteront à leur mort tous ceux qui auront entendu dévotement la sainte messe, pour les aider à bien mourir, pour les défendre contre les tentations du démon et pour présenter leurs âmes à mon Père. ». L’apôtre nous dit que nous sommes baptisés dans la mort et la résurrection du Christ. C’est sur la croix, dans le mystère pascal, que Jésus a épousé chaque âme !
« Voulez-vous une idée de la grandeur du mérite de la sainte messe ? Il me suffira de vous dire avec saint Jean Chrysostome, que la sainte messe réjouit toute la cour céleste, soulage toutes les pauvres âmes du purgatoire, attire sur terre toutes sortes de bénédictions, et rend plus de gloire à Dieu que les souffrances de tous les martyrs, que les pénitences de tous les solitaires, que toutes les larmes qu’ils ont répandues depuis le commencement du monde et que tout ce qu’ils feront jusqu’à la fin des siècles ». Ainsi s’exprimait le saint curé d’Ars, dont la vocation sacerdotale se nourrissait à l’autel de la présence du Fils de Dieu fait homme. Dans ce cœur immolé et ouvert du Christ , il puisait comme à une source : l’adoration eucharistique et la surabondance de la miséricorde du Père pour les pauvres pécheurs.
« Ah! Pauvre âme, que l’on t’estime peu de chose ! ». Demandons au saint curé, d’enraciner notre vocation dans les saints mystères.
Avec l’assurance de nos prières.
Abbé Tancrède Leroux, recteur.



