BULLETIN, FORMATION



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      o    Qui osera encore souhaiter une bonne année ?
•    Article de l’Abbé Spriet
      o    Bienheureux Jean XXIII
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      o    Communiqué à propos de la Note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi relative aux indications pastorales de l'Année de la foi
      o    Semaine de prière pour l’unité de l’Eglise : du 18 au 25 janvier. Prions spécialement pour la fraternité Saint-Pie X (Abbé Hugues de Montjoye)
      o    MESSAGE DE SA SAINTETÉ BENOÎT XVI POUR LA CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX 1er JANVIER 2012 (extraits)
      o    Saint Bernard : Sermon XV  sur le Cantique des Cantiques -  Vertu merveilleuse du nom de Jésus-Christ pour les chrétiens fidèles dans toutes les adversités.
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 12:19
- Publié dans : BULLETIN, FORMATION - Par Eglise Saint-Georges



   Bruits du monde : crise financière dont l'issue n'apparaît pas encore, conflits armés sur tous les continents et nouvelles menaces de guerre ici et là, persécution des chrétiens dans les pays musulmans, hindous et communistes ; dans nos pays occidentaux et en France notamment : destruction toujours croissante de la famille par la propagande homosexuelle et la théorie subversive du « gender » jusque dans les écoles, perversion diabolique de l'art pour étouffer la vraie culture , celle qui fait grandir l'homme et contribue au bien de la société, chômage en hausse, précarité, insécurité... Non, il ne s 'agit pas du tableau sombre présenté par un candidat à la présidentielle promettant - enfin ! - le changement, mais c'est la triste et monotone litanie que débitent quotidiennement les journaux d'information. Tout le monde l'a constaté à l'occasion des vœux des différents hommes d'Etat ou de partis, la période n'est pas à l'optimisme béat. Pour beaucoup 2011 a été difficile, et 2012 se présente sous un jour encore plus menaçant. Nous pourrions ajouter encore aux malheurs des temps l'indifférence religieuse massive - « l'apostasie silencieuse » dénoncée déjà par Jean-Paul II – et jusque dans l'Eglise, la crise de la foi et de la pratique, cette dernière n'étant que le reflet de la première. On en vient à se poser la question avec le psalmiste, non sans quelque appréhension  : « Qui nous fera voir le bonheur ? » (Ps 4,7).

Et pourtant au milieu de ces alarmes et des soucis (personnels, familiaux, professionnels...) que chacun peut porter parfois secrètement, l'Eglise répète encore et inlassablement la Bonne Nouvelle annoncée par les anges : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! ». Oui, une vraie bonne nouvelle traverse les cieux, toujours bonne et toujours nouvelle : Dieu est venu jusqu'à nous pour nous sauver. « Voici manifestée à tous les hommes la grâce de Dieu, notre Sauveur, elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent avec tempérance, justice et piété, en attendant la bienheureuse espérance et l'apparition glorieuse de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de se faire, en nous purifiant, un peuple qui lui appartienne, et qui soit zélé pour les bonnes œuvres » (Tite 2,11-15). 

    Cette bonne nouvelle doit retentir sur les toits et parvenir à tous les hommes, puisque tous sont appelés au salut dans et par le Christ. C'est ce que le concile Vatican II a voulu rappeler au monde d'une manière renouvelée (cf « Lumen Gentium cum sit Christus... »), et la célébration du cinquantième anniversaire de l'ouverture du dernier concile, le 11 octobre prochain, doit être l'occasion de le rappeler, non seulement au monde étranger à la foi, mais aux chrétiens eux-mêmes ! La Congrégation pour la Doctrine de la Foi vient d'ailleurs de publier une petite note intéressante pour orienter les commémorations qui auront lieu un peu partout, en donnant quelques lignes directrices destinées  aux conférences épiscopales, aux évêques diocésains, et aux simples prêtres (cf infra).

    Et comprenons bien que la joie de Noël est pour tout le peuple (cf Luc 2,10), pour tous les hommes de bonne volonté (Luc 2,14). Elle a été celle de Marie et Joseph en tout premier lieu, puis des pauvres bergers des alentours, enfin des mages venus de loin. Seuls en ont été exclus, par leur faute, les repus et les indifférents de Bethléem, les prêtres qui n'ont pas su allier à leur connaissance des Ecritures l'amour de Dieu, le peuple de Jérusalem, troublé par la nouvelle, mais trop superficiel pour bouger, et le roi Hérode cramponné à son trône et insensible à tout le reste. La joie de Noël est pour nous, si nous imitons Marie et Joseph, les bergers et les mages. Alors l'année 2012 sera pour nous, comme la précédente, une « année de grâce ».

    Le « Prince de la Paix » qui nait dans l'étable ne donne pas la paix comme le monde la donne. Son royaume, qui s'étend sur ce monde, ne vient pas du monde et ne s'exerce pas selon les critères d'ici-bas. Dieu vient nous sauver, et pourtant le sang des Saints Innocents ne va pas tarder à couler, et il coule encore, à longueur de journées, dans nos hôpitaux et dans l'indifférence quasi générale (« sous nos fenêtres » comme le chante dans une émouvante et belle chanson Patrice Martineau). Et  le crime est remboursé par la Sécurité Sociale ! L'ange n'a pas non plus promis une belle maison dans un beau quartier à la Sainte Famille. La fuite en Egypte a été leur lot, puis ce sera la digne pauvreté de Nazareth. Et plus tard le Seigneur ne se fera pas  conteur de boniments. Il apporte le salut, la sainteté, la Vie Eternelle, l'Esprit-Saint, la joie qui ne se perd pas. Mais aussi l'incompréhension,  la persécution, la mort cruelle... la croix.

   La vraie bonne nouvelle, c'est de savoir que précisément la croix, le péché de l'homme, la mort qui en est la conséquence, n'ont pas le dernier mot. C'est de savoir et d'expérimenter dans le Christ que l'Amour est vainqueur, qu'il est une force divine parce qu'il vient de Dieu et que cette force est communiquée au cœur de l'homme, à la mesure de son humilité, de son abandon, de  sa confiance, de son désir.

   Je ne sais pas si cette année verra une amélioration de la situation politique, économique, sociale, culturelle, religieuse de notre pays qui est, peut-être plus encore qu'au temps de sainte Jeanne d'Arc « en grande pitié ». A vue humaine, c'est peu probable. On peut de même légitimement craindre que les persécutions contre les chrétiens ne fassent que se multiplier dans le monde et devenir toujours plus sanglantes. Mais que cela ne nous fasse pas perdre notre joie qui est « le secret gigantesque du chrétien » pour reprendre le mot bien connu de Chesterton. Joie d'être sauvé, joie d'être aimé d'un amour fou et éternel, joie d'être pardonné, attendu, désiré, appelé. Joie d'aimer en retour et de témoigner de la nouveauté que l'évangile du Christ a introduit dans le monde. Pour tout cela : Gloire à Dieu ! Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Abbé Hugues de MONTJOYE
Recteur

Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 12:09
- Publié dans : BULLETIN, FORMATION - Par Eglise Saint-Georges



   Celui ou celle qui vient prier dans la Basilique Saint-Pierre au Vatican peut voir les corps de quelques saints conservés miraculeusement. C’est le cas de Saint Pie X (en entrant dans la nef, à gauche), c’est aussi le cas du Bx Jean XXIII (au milieu à droite). Le Seigneur fait pour lui et pour nous ce miracle. Et comme les œuvres de Dieu ne sont ni fortuites ni inutiles, il y a là un signe à prendre en compte et un message à méditer.


   Le Cardinal Barbarin, dans sa lettre pastorale « l’Eglise est une servante », nous propose de passer notre « année de l’esprit » en compagnie, notamment, du Bienheureux pape Jean XXIII. Mais qui était celui que l’on nommait déjà de son vivant « le bon Pape Jean » ? Que savons-nous de lui ?


   Le Pape Jean a été représentant pontifical en Bulgarie, en Turquie, en Grèce et Nonce apostolique  à Paris. Il fut ensuite Patriarche de Venise et Cardinal.  A la mort du vénérable Pie XII, il fut ensuite élu Pape. Il était issu, comme saint Pie X,  d’une famille pauvre. Comme lui, il aimait beaucoup le saint Curé d’Ars.
Jean XXIII possédait un grand sens de l’humour. La joie est un des fruits de l’Esprit Saint. Elle est un rayonnement de la vie de la grâce. C’est un témoignage important et toujours actuel dans notre monde désenchanté et en quête d’espérance.


   Il faut se garder des simplifications rapides et des « clichés officiels ». Le « bon pape Jean » était bon, parce qu’il était rempli de charité, mais il n’était pas « bonasse ». Il n’était pas non plus un « libéral ». Le Bx Jean-Paul II disait lors de l’homélie de la béatification conjointe de Jean XXIII et de Pie IX : « En béatifiant l'un de ses fils, l'Eglise ne célèbre pas les choix historiques particuliers qu'il a pris, mais elle l'indique plutôt comme devant être imité et vénéré pour ses vertus, comme une louange à la grâce divine qui resplendit en celles-ci ». Il convient de garder cela à l’esprit. Lisons un extrait du discours d’ouverture du 2° Concile du Vatican, prononcé par le Bx Jean XXIII : « Ce qui est très important pour le Concile œcuménique, c'est que le dépôt sacré de la doctrine chrétienne soit conservé et présenté d'une façon plus efficace. Cette doctrine embrasse l'homme tout entier, dans son corps et dans son âme, et elle nous demande d'être sur terre des pèlerins en route vers la patrie céleste. (…) Le XXIe Concile œcuménique veut transmettre dans son intégrité, sans l'affaiblir ni l'altérer, la doctrine catholique qui, malgré les difficultés et les oppositions, est devenue comme le patrimoine commun des hommes. Certes, ce patrimoine ne plaît pas à tous, mais il est offert à tous les hommes de bonne volonté comme un riche trésor qui est à leur disposition. Cependant, ce précieux trésor nous ne devons pas seulement le garder comme si nous n'étions préoccupés que du passé, mais nous devons nous mettre joyeusement, sans crainte, au travail qu'exige notre époque, en poursuivant la route sur laquelle l'Eglise marche depuis près de vingt siècles. (…) Ce qui est nécessaire aujourd'hui, c'est l'adhésion de tous, dans un amour renouvelé, dans la paix et la sérénité, à toute la doctrine chrétienne dans sa plénitude, transmise avec cette précision de termes et de concepts qui a fait la gloire particulièrement du Concile de Trente et du premier Concile du Vatican. Il faut que, répondant au vif désir de tous ceux qui sont sincèrement attachés à tout ce qui est chrétien, catholique et apostolique, cette doctrine soit plus largement et hautement connue, que les âmes soient plus profondément imprégnées d'elle, transformées par elle. Il faut que cette doctrine certaine et immuable, qui doit être respectée fidèlement, soit approfondie et présentée de la façon qui répond aux exigences de notre époque. En effet, autre est le dépôt lui-même de la foi, c'est-à-dire les vérités contenues dans notre vénérable doctrine, et autre est la forme sous laquelle ces vérités sont énoncées, en leur conservant toutefois le même sens et la même portée. Il faudra attacher beaucoup d'importance à cette forme et travailler patiemment, s'il le faut, à son élaboration; et on devra recourir à une façon de présenter qui correspond mieux à un enseignement de caractère surtout pastoral ».


   Mais pour connaître l’âme d’un saint, il est toujours avantageux de lire ses écrits : quelque chose de son cœur y transparait. Voici quelques citations du Bx Jean XXIII.


   « On a affirmé que, à l’époque des triomphes de la science et de la technique, les hommes pouvaient construire leur civilisation sans avoir besoin de Dieu. la vérité est au contraire que les progrès eux-mêmes de la science et de la technique posent des problèmes humains de dimensions mondiales qui ne peuvent trouver leur solution qu’à la lumière d’une foi sincère et vive en Dieu, principe et fin de l’homme et du monde » (encyclique Mater et Magistra, 15 mai 1961).


   « L’homme séparé de Dieu devient inhumain envers lui-même et envers les autres, car des rapports bien ordonnés entre les hommes supposent des rapports bien ordonnés de la conscience personnelle avec Dieu, source de vérité, de justice et d’amour » (ibidem).


   « Le droit à la vie entraîne, le devoir de la conserver ; le droit à une existence décente comporte le devoir de se conduire avec dignité ; au droit de chercher librement le vrai répond, le devoir d'approfondir et d'élargir cette recherche » (encyclique Pacem in terris, 11 avril 1963).


   Lors des derniers moments de son existence terrestre, il confia son testament à l'Eglise: « Ce qui compte le plus dans la vie est Jésus-Christ béni, sa Sainte Eglise, son Evangile, la vérité et la bonté ».


   Puissions-nous prier ce bienheureux pape durant cette année et lui demander la grâce de grandir nous-mêmes sans cesse dans la sainteté.

Abbé Laurent Spriet +

Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 12:08
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Toute la communauté de la Maison Sainte-Blandine
souhaite à tous les fidèles de Saint-Georges
une bonne et sainte année 2012
dans le Seigneur

 

 

 

 

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Janvier 2012

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