FORME EXTRAORDINAIRE DU RITE ROMAIN

"Un peu de paix"


La Nef – Comment analysez-vous Summorum Pontificum un an après sa mise en œuvre ?

Cardinal Philippe Barbarin – L’intention du Saint-Père était d’apporter un peu de paix. À Lyon, le nombre des Messes célébrées selon la forme extraordinaire est passé de trois à six, les dimanches. Il est difficile de faire un bilan mais, dès septembre 2007, un homme m’a abordé un jour dans la rue et m’a dit que la décision du pape Benoît XVI et notre détermination à lui obéir l’avaient touché. Il quittait donc la Fraternité Saint-Pie X, et venait désormais avec sa famille à la Messe à l’église Saint-Georges. Sont-ils nombreux à avoir fait comme lui ? Je ne sais pas.


Dans d’autres parties du monde, la question ne se pose pas de la même façon. Au moment de la sortie du motu proprio, des cardinaux d’Espagne ou de Pologne avaient dit que ce problème était surtout français et venait de la manière dont la réforme liturgique avait été mise en œuvre dans notre pays. Naturellement, eux aussi ont obéi au pape, et ils ont demandé à certains de leurs prêtres d’apprendre à célébrer la Messe selon la forme extraordinaire.

Comment la resacralisation de la liturgie voulue par le pape peut se faire et quels rôles peuvent jouer les deux formes liturgiques du rite romain ?

L’intention du Saint-Père est largement partagée dans le peuple chrétien. Il suffit d’observer l’attitude des fidèles lors de grands rassemblements comme le Congrès Eucharistique ou les JMJ à Sydney, il y avait une église où chaque jour était proposée aux jeunes, après les catéchèses, la Messe selon la forme extraordinaire. Le samedi soir, ils ont rejoint tout le monde à Randwick et participé à la Messe du dimanche, célébrée par le pape Benoît XVI selon le nouvel Ordo Missae. Là, l’importance accordée à l’adoration eucharistique – vécue intensément aussi à Québec 2008 –, les quelques chants latins, le long temps de silence après la communion ont été marquants.


La grande question, c’est de savoir où le Saint-Père veut aller. Il a plusieurs fois laissé entendre qu’il était temps de reprendre en profondeur la réforme liturgique, comme on revoit maintenant de près la traduction de la Bible. Le maintien de la forme extraordinaire dans la vie liturgique de l’Église aidera à ce travail. Nous avons le recul suffisant pour faire un bilan des progrès apportés par le nouvel Ordo et des richesses de l’ancien qu’il ne faudrait pas perdre. C’est ainsi que les deux formes pourront s’enrichir mutuellement.

Vis-à-vis des fidèles de votre diocèse attachés à l’ancienne forme liturgique, quelle est votre ligne directrice ?

Les inviter à la paix et à retrouver la confiance. En fait, cette communauté souffre de vives tensions internes. Longtemps à Lyon, je n’en étais pas conscient. Dès que j’ai pu, je suis allé visiter la communauté de l’église Saint-Georges et j’ai donné un enseignement sur l’Eucharistie durant les vêpres. Puis, encouragé personnellement par le pape, j’y ai célébré la confirmation. Tout s’est très bien passé ; les parents me présentaient leurs enfants pour que je les bénisse, il n’y avait ni reproche ni critique dans les propos, mais plutôt un climat de confiance et de respect, et même d’affection.


Puis, un an avant la parution du motu proprio, de nouveaux supérieurs ont été élus dans la Fraternité Saint-Pierre. Certains prêtres, en désaccord avec les décisions qui ont suivi, ont demandé leur incardination dans mon diocèse, et toute la communauté s’est alors scindée en deux. Des campagnes de mails d’une grande violence ont été lancées, on a vu naître des comités de soutien… Tout cela a fait beaucoup de mal et, bien que le calme soit revenu, je pressens que le feu couve toujours. Comment l’éteindre ?

La seule solution pour retrouver l’unité, c’est de faire ce que nous demande l’Église et d’obéir au pape. Sur ce point, je rends hommage aux responsables de la Fraternité Saint-Pierre, qui parlent le même langage et invitent leurs fidèles à vivre dans l’obéissance et la charité.

Le motu proprio ne résout pas toutes les questions. Par exemple, lorsque les fidèles d’une seule paroisse ne sont pas assez nombreux et qu’ils doivent se regrouper sur un secteur plus vaste, ou quand ils posent des exigences sur le lieu de la célébration et sur le choix du prêtre officiant…

Les supérieurs de la Fraternité Saint-Pie X viennent une fois de plus de refuser la main généreusement tendue par Rome : qu’en pensez-vous ?


À l’Abbaye de Saint Maurice, dans le Valais, on m’a rapporté ce propos de Mgr Fellay : « Nous ne pouvons pas nous affirmer catholiques et continuer à rester séparés de Rome. » Je me désole que les différentes tentatives de rapprochement aient échoué depuis plus de vingt ans, mais lorsque j’entends une déclaration du responsable de la Fraternité Saint-Pie X, aussi simple et pleine de bon sens, je garde confiance. Benoît XVI, instruit par l’histoire, dit que si une rupture de cet ordre n’est pas réparée dans les décennies qui suivent, il faudra ensuite des siècles pour y parvenir. À Lyon, où un Concile œcuménique, à la fin du XIIIe siècle, a essayé en vain de réparer les dégâts du schisme de 1054, on ne peut qu’être d’accord avec lui. Pour l’unité, il y a toujours urgence


SOURCE : La Nef n° 196 de septembre 2008
Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /2008 14:00
- Publié dans : FORME EXTRAORDINAIRE DU RITE ROMAIN - Par Eglise Saint-Georges


Un Motu Proprio est un acte du Pape fait de sa propre initiative, sans requête préalable. En 1988, suite aux consécrations épiscopales de Mgr Lefebvre sans mandat pontifical, le Pape a demandé aux évêques du monde entier d'accorder la Messe traditionnelle aux fidèles attachés aux formes liturgiques antérieures et voulant rester en communion avec le Siège de Rome. En 2007, ce motu proprio a été remplacé par un autre du Pape Benoît XVI dont voici le texte :


Summorum pontificium : Lettre apostolique en forme de Motu proprio sur l'usage de la Liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 (*)


Les Souverains Pontifes ont toujours veillé jusqu'à nos jours à ce que l'Église du Christ offre à la divine Majesté un culte digne, "à la louange et à la gloire de son nom" et "pour le bien de toute sa sainte Église".

Depuis des temps immémoriaux et aussi à l'avenir, le principe à observer est que "chaque Église particulière doit être en accord avec l'Église universelle, non seulement quant à la doctrine de la foi et aux signes sacramentels, mais aussi quant aux usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue, qui sont à observer non seulement pour éviter des erreurs, mais pour transmettre l'intégrité de la foi, parce que la lex orandi de l'Église correspond à sa lex credendi" (1).

Parmi les Pontifes qui ont eu ce soin se distingue le nom de saint Grégoire le Grand, qui fut attentif à transmettre aux nouveaux peuples de l'Europe tant la foi catholique que les trésors du culte et de la culture accumulés par les Romains au cours des siècles précédents. Il ordonna de déterminer et de conserver la forme de la liturgie sacrée, aussi bien du Sacrifice de la Messe que de l'Office divin, telle qu'elle était célébrée à Rome. Il encouragea vivement les moines et les moniales qui, vivant sous la Règle de saint Benoît, firent partout resplendir par leur vie, en même temps que l'annonce de l'Évangile, cette très salutaire maxime de la Règle, "Ne rien préférer à l'œuvre de Dieu" (chap. 43). Ainsi, la liturgie sacrée selon la coutume de Rome féconda non seulement la foi et la piété mais aussi la culture de nombreux peuples. C'est un fait assurément que la liturgie latine de l'Église sous ses diverses formes, au cours de tous les siècles de l'ère chrétienne, a été un stimulant pour la vie spirituelle d'innombrables saints et qu'elle a affermi beaucoup de peuples par la religion et fécondé leur piété.

Au cours des siècles, beaucoup d'autres Pontifes romains se sont particulièrement employés à ce que la liturgie sacrée accomplisse plus efficacement cette tâche. Parmi eux se distingue saint Pie V, qui, avec un grand zèle pastoral, suivant l'exhortation du Concile de Trente, renouvela tout le culte de l'Église, fit éditer des livres liturgiques corrigés et "réformés selon la volonté des Pères", et les affecta à l'Église latine pour son usage.

Parmi les livres liturgiques du Rite romain, la première place revient évidemment au Missel romain, qui se répandit dans la ville de Rome puis, les siècles suivants, prit peu à peu des formes qui ont une grande similitude avec la forme en vigueur dans les générations récentes.

"C'est le même objectif qu'ont poursuivi les Pontifes romains au cours des siècles suivants en assurant la mise à jour des rites et des livres liturgiques ou en les précisant, et ensuite, depuis le début de ce siècle, en entreprenant une réforme plus ample" (2). Ainsi firent mes prédécesseurs Clément VIII, Urbain VIII, saint Pie X (3), Benoît XV, Pie XII et le Bienheureux Jean XXIII.

Plus récemment, le Concile Vatican II exprima le désir que l'observance et le respect dus au culte divin soient de nouveau réformés et adaptés aux nécessités de notre temps. Poussé par ce désir, mon prédécesseur le Souverain Pontife Paul VI approuva en 1970 les livres liturgiques réformés et partiellement rénovés de l'Église latine. Ceux-ci, traduits partout dans le monde en de nombreuses langues vulgaires, ont été accueillis volontiers par les évêques comme par les prêtres et les fidèles. Jean-Paul II reconnut la troisième édition type du Missel romain. Ainsi, les Pontifes romains se sont employés à ce que "cet édifice liturgique, pour ainsi dire, [...] apparaisse de nouveau dans la splendeur de sa dignité et de son harmonie" (4).

Dans certaines régions toutefois, de nombreux fidèles se sont attachés et continuent à être attachés avec un tel amour et une telle passion aux formes liturgiques précédentes, qui avaient profondément imprégné leur culture et leur esprit, que le Souverain Pontife Jean-Paul II, poussé par la sollicitude pastorale pour ces fidèles, accorda en 1984, par un indult spécial Quattuor abhinc annos, rédigé par la Congrégation pour le Culte divin, la faculté d'utiliser le Missel romain publié en 1962 par Jean XXIII ; puis de nouveau en 1988, par la lettre apostolique Ecclesia Dei en forme de Motu proprio, Jean-Paul II exhorta les évêques à utiliser largement et généreusement cette faculté en faveur de tous les fidèles qui en feraient la demande.

Les prières instantes de ces fidèles ayant déjà été longuement pesées par mon prédécesseur Jean-Paul II, ayant moi-même entendu les Pères cardinaux au Consistoire tenu le 23 mars 2006, tout bien considéré, après avoir invoqué l'Esprit Saint, confiant dans le secours de Dieu, par la présente Lettre apostolique je décide ce qui suit :

Art. 1.
Le Missel romain promulgué par Paul VI est l'expression ordinaire de la lex orandi de l'Église catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par saint Pie V et réédité par le Bienheureux Jean XXIII doit être considéré comme expression extraordinaire de la même lex orandi de l'Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. Ces deux expressions de la lex orandi de l'Église n'induisent aucune division de la lex credendi de l'Église ; ce sont en effet deux mises en œuvre de l'unique rite romain.
Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l'édition type du Missel romain promulguée par le Bienheureux Jean XXIII en 1962 et jamais abrogée, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l'Église. Mais les conditions établies par les documents précédents Quattuor abhinc annos et Ecclesia Dei pour l'usage de ce Missel sont remplacées par ce qui suit :

Art. 2.
Aux Messes célébrées sans le peuple, tout prêtre catholique de rite latin, qu'il soit séculier ou religieux, peut utiliser le Missel romain publié en 1962 par le bienheureux Pape Jean XXIII ou le Missel romain promulgué en 1970 par le Souverain Pontife Paul VI, et cela quel que soit le jour, sauf le Triduum sacré. Pour célébrer ainsi selon l'un ou l'autre Missel, le prêtre n'a besoin d'aucune autorisation, ni du Siège apostolique ni de son Ordinaire.

Art. 3.
Si des communautés d'Instituts de vie consacrée et de Sociétés de vie apostolique, de droit pontifical ou de droit diocésain, désirent, pour la célébration conventuelle ou de communauté, célébrer dans leurs oratoires propres la Messe selon l'édition du Missel romain promulgué en 1962, cela leur est permis. Si une communauté particulière, ou tout l'Institut ou la Société, veut avoir de telles célébrations souvent ou habituellement ou de façon permanente, cette façon de faire doit être déterminée par les Supérieurs majeurs selon les règles du droit et les lois et statuts particuliers.

Art. 4.
Aux célébrations de la sainte Messe dont il est question ci-dessus à l'art. 2 peuvent être admis, en observant les règles du droit, des fidèles qui le demandent spontanément.

Art. 5.
§ 1.
Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande de célébrer la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962. Il jugera comment harmoniser le bien de ces fidèles avec la charge pastorale ordinaire de la paroisse, sous le gouvernement de l'évêque selon les normes du canon 392, en évitant la discorde et en favorisant l'unité de toute l'Église.
§ 2. La célébration selon le Missel du bienheureux Jean XXIII peut avoir lieu les jours ordinaires ; mais les dimanches et les jours de fête, une Messe sous cette forme peut également être célébrée.
§ 3. Le curé peut aussi autoriser, aux fidèles ou aux prêtres qui le demandent, la célébration sous cette forme extraordinaire dans des cas particuliers comme des mariages, des obsèques ou des célébrations occasionnelles, par exemple des pèlerinages.
§ 4. Les prêtres utilisant le Missel du Bienheureux Jean XXIII doivent être idoines et non empêchés par le droit.
§ 5 . Dans les églises qui ne sont ni paroissiales ni conventuelles, c'est au Recteur de l'église d'accorder l'autorisation dont il a été question ci-dessus.

Art. 6.
Dans les Messes selon le Missel du Bienheureux Jean XXIII célébrées avec le peuple, les lectures peuvent être proclamées en langue vernaculaire, en utilisant des éditions reconnues par le Siège apostolique.

Art. 7.
Si un groupe de fidèles laïcs dont il est question à l'article 5 § 1 n'obtient pas du curé ce qu'ils lui ont demandé, ils en informeront l'évêque diocésain. L'évêque est instamment prié d'exaucer leur désir. S'il ne peut pas pourvoir à cette forme de célébration, il en sera référé à la Commission pontificale Ecclesia Dei.

Art. 8.
L'évêque qui souhaite pourvoir à une telle demande de fidèles laïcs, mais qui, pour différentes raisons, en est empêché, peut en référer à la Commission pontificale Ecclesia Dei, qui lui fournira conseil et aide.

Art. 9.
§ 1. De même le curé, tout bien considéré, peut concéder l'utilisation du rituel ancien pour l'administration des sacrements du Baptême, du Mariage, de la Pénitence et de l'Onction des Malades, s'il juge que le bien des âmes le recommande.
§ 2. Aux Ordinaires est accordée la faculté de célébrer le sacrement de la Confirmation en utilisant le Pontifical romain ancien, s'il juge que le bien des âmes le recommande.
§ 3. Tout clerc dans les ordres sacrés a le droit d'utiliser aussi le Bréviaire romain promulgué par le Bienheureux Jean XXIII en 1962.

Art. 10.
S'il le juge opportun, l'Ordinaire du lieu a le droit d'ériger une paroisse personnelle au titre du canon 518, pour les célébrations selon la forme ancienne du rite romain, ou de nommer soit un recteur soit un chapelain, en observant les règles du droit.

Art. 11.
La Commission pontificale Ecclesia Dei, érigée par le Pape Jean-Paul II en 1988 (5), continue à exercer sa mission.
Cette commission aura la forme, les fonctions et les normes que le Pontife romain lui-même voudra lui attribuer.

Art. 12.
Cette même commission, outre les facultés dont elle jouit déjà, exercera l'autorité du Saint-Siège, en veillant à l'observance et à l'application de ces dispositions.

Tout ce que j'ai établi par la présente Lettre apostolique en forme de Motu proprio, j'ordonne que cela ait une valeur pleine et stable, et soit observé à compter du 14 septembre de cette année, fête de l'Exaltation de la Croix glorieuse, nonobstant toutes choses contraires.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 7 juillet de l'an du Seigneur 2007, en la troisième année de mon pontificat.


BENOÎT XVI


Notes :

(*) Version française de la Salle de presse du Saint-Siège, revue par l'abbé Michel Mallet et le P. Jean-Paul Durand, O.P., pour La DC.
(1) Institutio generalis Missalis Romani, Editio tertia, 2002, 397.
(2) Jean-Paul II, Lettre ap. Vicesimus quintus annus (4 décembre 1988), 3 : AAS 81 (1989), p. 899 ; La Documentation catholique 86 (1989), p. 518-519.
(3) Ibidem.
(4) Saint Pie V, Motu proprio Abhinc duos annos (23 octobre 1913) : AAS 5 (1913), p. 449-450 ; cf. Jean-Paul II, Lettre ap. Vicesimus quintus annus, 3 : AAS 81 (1989), p. 899 ; La Documentation catholique 86 (1989), p. 519.
(5) Cf. Jean-Paul II, Motu proprio Ecclesia Dei (2 juillet 1988), 6 : AAS 80 (1988), p. 1498 : La Documentation catholique 85 (1988), p. 788-789.

Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /2008 00:10
- Publié dans : FORME EXTRAORDINAIRE DU RITE ROMAIN - Par Eglise Saint-Georges

Un Pèlerin : Mon Père, qu'est-ce que la Messe ?

Le Père : Le catéchisme en donne la signification suivante : " la sainte messe est le sacrifice du Corps et du Sang de Jésus Christ, offert sur nos autels sous les espèces du pain et du vin, en mémoire du sacrifice de la Croix "

Le Pèlerin : Mais quelle est l'utilité de ce sacrifice ?

Le Père : C'est une bien longue histoire : celle de l'homme, créature libre et intelligente, qui, par le péché se rebelle contre son créateur. Comme Dieu est parfait, le plus petit péché, du plus saint des hommes, lui apparaît comme un mal infini.

Le Pèlerin : C'est pour cela, que, pour réparer un mal infini, il faut un acte, lui même parfait et infini ?

Le Père : En effet, voici pourquoi Jésus Christ, fait homme, a voulu nous racheter par un sacrifice parfait, celui de la Croix.

Le Pèlerin : Mais qui obligeait Dieu à effectuer cet acte ?

Le Père : Mais personne ! il s'agit d'un acte parfaitement gratuit, émanant d'une personne infiniment aimante !

Le Pèlerin : Parlez moi maintenant de la liturgie de la messe. Elle ressemble si peu au repas de la Cène.

Le Père : Au début, en effet, les tous premiers chrétiens se sont assemblés à la fin d'un repas pour la messe. Puis, des abus eurent lieu, et les chefs de l'Eglise, dont St Paul, dûrent réglementer la messe pour lui garder sa piété et le respect dû à Dieu. Ainsi, dès le IIIème siècle, la liturgie que nous connaissons était définie.

Le Pèlerin : Pourquoi dit-on la messe en latin ?

Le Père : Le latin ? Mais c'est notre langue maternelle, tout simplement. L'Eglise romaine est notre mère, elle veut rassembler tous ses enfants dans l'unité d'une même langue, quelle que soit leur nationalité. Le latin est le signe de notre unité. C'est ainsi depuis de nombreux siècles, et cela a été encore rappelé au Concile Vatican II (Constitution sur la liturgie).

Le Pèlerin : Mais qui comprend le latin aujourd'hui ?

Le Père : Et bien … Dieu tout d'abord ! N'est-ce pas l'essentiel, puisque c'est à lui que l'on, s'adresse ? Le missel offre les traductions de toutes les prières de la messe. Le latin a par ailleurs de nombreux autres avantages : une langue différente de nos langues, consacrée par un usage plus que millénaire, n'est-ce pas un langage sacré, plus apte à célébrer le culte divin qu'une langue banalisée par l'usage courant ?

Le Pèlerin : J'ai remarqué aussi que le prêtre nous tourne le dos à l'autel. Quelle en est la raison ?

Le Père : C'est tout simple, et c'est très beau. Dès les origines, les chrétiens se sont tournés vers l'Orient pour prier. Ils ont vu, en effet, dans le soleil levant, le symbole du Christ ressuscité, et de son retour à la fin des temps. On a donc naturellement construit les églises de telle manière que les fidèles et le prêtre à l'autel soient tournés vers l'Orient. De cette manière, nous sommes tous tournés vers Dieu.

Le Pèlerin : Et pourquoi communie-t-on à genoux ?

Le Père : Par la communion, nous recevons Dieu en nous. Un être immense, que l'univers ne saurait contenir, plus grand que tous les rois, créateur des galaxies et de l'infiniment petit ! N'est-ce pas la moindre des choses de lui marquer un peut de respect ? C'est pourquoi, seul le prêtre dont les mains ont été consacrées, a le droit de le toucher de ses mains.

Le Pèlerin : Comment suivre la messe dans un missel ?

Le Père : un missel est composé de trois grandes parties :

Le Temporal : ce sont les textes propres aux dimanches et jours de fête
Le Sanctoral : ce sont les textes propres aux autres jours de l'année, chaque jour étant dédié à un saint.
Le Commun : ce sont les textes communs à toutes les messes : le Kiriale (Kirie, Gloria, Sanctus et Agnus Dei) et d'autres textes (Credo, Pater et bien sûr le Canon). Pour suivre la messe dans son missel, il faut donc suivre le commun, puis, sauter aux textes du jour lorsqu'il y a lieu (Epître, Evangile, Offertoire …). C'est un exercice un peu difficile au début, mais on prend vite l'habitude !


Le Pèlerin :
Je sens qu'il me reste beaucoup de rites à découvrir, beaucoup de mystères à approfondir, beaucoup de textes à méditer. Par quoi commencer ?


Le Père :
Eh bien, vivez au rythme de l'Eglise : allez à la messe chaque dimanche, mais aussi en semaine pour apprécier la liturgie de chaque jour. Ménagez vous des instants de silence et de recueillement pour lire votre missel, votre catéchisme. Oui, vivez au rythme de Dieu et de sa belle liturgie traditionnelle !


Tiré du carnet du Pèlerinage de Notre Dame de Chrétienté (Chartres 1998)


Pour en savoir plus, nous vous recommandons l'ouvrage suivant : La Messe commentée, Abbaye Notre Dame, 36220 FONTGOMBAULT. On peut aussi aller voir le lien suivant qui répond, sous forme de questions réponses, aux principales interrogations que l'on se pose à propos de la Messe Traditionnelle :

http://www.pro-ecclesia.com/oremus/messepourquoi/index-messepourquoi.html

Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /2008 00:00
- Publié dans : FORME EXTRAORDINAIRE DU RITE ROMAIN - Par Eglise Saint-Georges

DEO GRATIAS !


CONTACTER LES PRETRES

 

02-04-008-copie-1.jpg

 

 

 

 

Abbé Tancrède Leroux,

Recteur

 

ABTP-1.jpg

 




 

 

Abbé Timothée Pattyn,

Chapelain



100-2538.JPG

 

 

 

 

Abbé Marc-Antoine Dor



Abbé Hugues de Montjoye

PERMANENCE DES PRÊTRES


Avant et après les messes de 9 h 00 et de 18 h 30.


Lundi        : Abbé Dor / Abbé de Montjoye


Mardi       : Abbé de Montjoye / Abbé  Leroux


Mercredi : Abbé Leroux  / Abbé de Montjoye


Jeudi        : Abbé de Montjoyes / Abbé Dor


Vendredi
 : Abbé Leroux / Abbé de Montjoye


Samedi  
  : Abbé Leroux

APOSTOLAT DE LA PRIERE

2009-2010
(Du Vatican, le 31 décembre 2008 ;
Agence Fides 3/2/2009)

-wsb-480x623-PapstBenedikt36.jpg

MARS 2010

Intentions du Saint-Père

Intention Générale :

Pour que l’économie mondiale soit gérée selon des critères de justice et d’équité, en tenant compte des exigences réelles des peuples, spécialement des plus pauvres.

Intention Missionnaire :

Pour que les Eglises en Afrique soient signe et instrument de réconciliation et de justice dans chaque région du Continent.

Intention du cardinal Barbarin

cardbarbarin.jpg

 

Pour les catéchumènes.

ZENIT.ORG

ECOLES CATHOLIQUES

 

 

 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés